À propos
À propos de CASSANDRE
Voir venir ce qui est probable, grave et négligé.
Ce que c'est
CASSANDRE est un registre de veille et de renseignement sur les risques systémiques mondiaux (menaces probables, graves et négligées) et leur transmission vers le Québec. Chaque semaine, l'IA trie les signaux et rédige une proposition de bulletin, le Rhinocéros gris, qu'un analyste accepte, corrige ou rejette ; l'origine de chaque élément (proposé ou validé) reste visible. Outil du LabAtelier ÉGIDE (UQAM).
L'outil s'appelle CASSANDRE ; son bulletin hebdomadaire s'appelle Rhinocéros gris. Un rhinocéros gris n'est pas un cygne noir imprévisible : c'est une bête de deux tonnes qui charge au vu de tous, un risque que l'on voit venir et que l'on néglige quand même.
L'IA est Claude, un modèle d'Anthropic : il rédige les fiches, classe les articles et écrit le bulletin. Tout ce que l'analyste n'a pas validé est marqué « proposé ». L'application elle-même a été programmée avec Claude Code, sous supervision humaine, comme la vigie multi-aléas du laboratoire.
Pourquoi CASSANDRE ?
Dans la mythologie grecque, Cassandre, princesse troyenne, reçoit d'Apollon le don de prophétie, puis la malédiction de n'être jamais crue. Elle annonce la chute de Troie, et personne ne l'écoute. Son nom est devenu le symbole d'un avertissement juste mais ignoré.
C'est exactement le problème du rhinocéros gris : une menace probable, à fort impact et visible de loin, que l'on néglige pourtant. CASSANDRE veut faire mentir le mythe : rendre ces signaux assez clairs, documentés et traçables pour qu'ils soient enfin entendus par celles et ceux qui décident.
Références : Eschyle, Agamemnon (Cassandre y est un personnage) ; Michele Wucker, The Gray Rhino: How to Recognize and Act on the Obvious Dangers We Ignore, New York, St. Martin's Press, 2016.
Comment il est alimenté. Chaque lundi, une collecte d'actualité (fils RSS de médias québécois et canadiens, deux services de nouvelles) est triée par Claude : chaque article retenu devient un signal rattaché à un rhinocéros. Les classements les moins sûrs sont soumis à l'analyste. Le bulletin résume ce qui a bougé. La collecte regarde d'abord le monde, puis le Canada et le Québec : un rhinocéros naît presque toujours ailleurs et arrive ici par un canal de transmission.
Comment le lire.
- Le Troupeau : les vingt risques, où en est la réponse du Québec, et la fiche de chacun.
- Le Bulletin, le Rhinocéros gris : ce qui a bougé depuis la semaine précédente.
- Le Possible adjacent : ce qui est devenu atteignable en un seul pas, en menace comme en ouverture.
- La Méthode : comment tout cela est fait, avec le lexique, les critères, le cadrage, le journal des décisions et les sources.
Pour qui, sur quels horizons. Pour le laboratoire de recherche d'abord, pour les responsables de la sécurité civile municipale ensuite. Deux horizons : de 0 à 2 ans, et de 2 à 10 ans.
Les mots qui comptent
- Rhinocéros gris. Un risque probable, à fort impact pour le Québec, et négligé. L'expression est de Michele Wucker (2016) ; c'est aussi le nom du bulletin.
- Stade de réponse. Où en est la réponse du Québec : déni, enlisement, diagnostic, panique ou action.
- Priorité. L'importance du risque multipliée par l'impréparation. Un risque grave et négligé passe devant un risque grave déjà pris en main.
- Stress chronique. Ce qui affaiblit un territoire au quotidien ou de façon cyclique.
- Choc aigu. Un événement soudain qui frappe ou menace. Un choc n'est jamais lu seul : la fiche dit sur quels stress il tombe.
- Canal de transmission. Le chemin par lequel un risque mondial atteint le Québec : commerce, finance, personnes, biophysique, infrastructures et numérique, information.
- Possible adjacent. Ce qui est devenu atteignable en un seul pas depuis la situation actuelle. Il se recalcule chaque semaine.
- Signal. Un article de presse retenu par la collecte et rattaché à un rhinocéros.
- Proposé, validé. Proposé par Claude ; validé par l'analyste. La cote de l'analyste remplace toujours la proposition.
Le lexique donne tous les termes et toutes les échelles ; les critères d'analyse disent comment ils sont appliqués.
Ce que l'outil ne fait pas
- Il n'alerte pas. Aucune notification, aucun suivi en temps réel : le registre est mis à jour une fois par semaine.
- Il ne remplace pas les canaux officiels d'urgence et ne doit pas appuyer une décision opérationnelle de sécurité civile. C'est un prototype de recherche, à des fins pédagogiques et de démonstration.
- Il ne prédit pas. Une probabilité en mots (« possible », « probable ») est un jugement, pas une prévision. Un possible adjacent est un pas qui peut être fait, pas un pas qui sera fait.
- Il ne mesure pas l'importance d'un risque au nombre d'articles. La couverture sert de comparaison ; un risque peu couvert peut être très important.
- Il ne couvre pas tous les risques. Seuls ceux qui remplissent les trois critères (probable, grave pour le Québec, négligé) entrent au registre, et toutes les fiches ne sont pas encore rédigées.
- Il ne se décline pas encore par municipalité. Le message est générique, pour la province et pour une municipalité.
- Il ne lit pas les articles en entier et ne les conserve pas. De chaque article, il garde le titre, le média, le lien, la date et un court résumé.
- Il ne consulte aucun modèle d'intelligence artificielle pendant votre visite. Les pages affichent des fichiers. Claude travaille à part, une fois par semaine, et l'analyste valide.
- Il ne vous suit pas. Aucun compte, aucun témoin ni traceur. Votre navigateur retient seulement que vous avez lu l'avertissement.
- Il n'est ni un avis officiel ni une publication scientifique. Ses définitions et ses classements sont des propositions de méthode, consignées dans la Méthode pour être discutées et corrigées.