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CASSANDREBulletin Rhinocéros gris

Troupeau / Technologie / No 08

Cyberattaques sur les infrastructures essentielles et les municipalités

Des groupes criminels, des militants pro-étatiques et des acteurs étatiques perturbent ou prennent en otage les systèmes informatiques et les systèmes de contrôle dont dépendent les services essentiels (eau, alerte, administration). Au Québec, ces systèmes sont exploités par des municipalités souvent petites, qui manquent d'expertise et d'encadrement en cybersécurité.

Fiche en brouillon · v0.4 · 12 octobre 2026Récurrent

Appuyé par : Allianz (1er) · AXA · ONU · Horizons Canada

4importance sur 5 Proposé
Enlisement · proposé
16priorité sur 25

Brouillon rédigé par Claude à partir de sources publiques. Chaque fait renvoie à sa source ; les jugements et le stade de réponse sont des propositions à valider.

Ce que ça veut dire

Pour la province
Le Québec a eu son avertissement sans frais : à Saint-Noël, les alarmes ont été coupées et le chlore modifié, et c'est la vigilance d'un employé qui a évité le pire. Nous n'avons trouvé ni portrait public des installations d'eau municipales joignables par Internet, ni ministère clairement chargé de le dresser, et la nouvelle loi fédérale ne couvre pas les municipalités. Le premier pas utile est un inventaire, avec un ministère responsable et une aide pour les petites municipalités.
Pour une municipalité
Trois vérifications à faire cette semaine : qui peut se connecter à distance à l'usine d'eau et aux stations de pompage, et comment cet accès est protégé ; si l'opérateur sait conduire l'installation à la main et si quelqu'un peut le remplacer ; si les sauvegardes sont tenues hors du réseau. À préparer ensuite : une façon de joindre la population sans la plateforme d'alerte, une entente avec la MRC ou une voisine pour un coup de main, la lecture des exigences de la police d'assurance, et l'ajout du scénario cyber au plan de sécurité civile.

Fiabilité des sources : A source primaire officielle · B média reconnu ou institution · C source secondaire · D non vérifiable

Stress chroniques

Les tendances de fond qui fragilisent le Québec au quotidien ou de façon cyclique, et qui aggravent l’effet d’un choc.

Chocs et événements récents

Un choc est un événement soudain qui frappe ou menace. Les autres événements datés (décisions, annonces) sont notés à part.

Quand les chocs rencontrent les stress

Les chocs de l'été 2026 (intrusion à la station d'eau de Saint-Noël, plus de 30 réseaux d'eau touchés au Minnesota, attaque contre la Commission de la construction du Québec) frappent un milieu municipal dont les faiblesses sont anciennes : aucune des trois villes auditées en 2022 n'avait classé ses actifs selon leur sensibilité, et l'une d'elles n'avait toujours pas corrigé la situation plus de trois ans après. La hausse de fond des rançongiciels rend les chocs plus fréquents ; la lenteur de la mise à niveau en allonge les effets, puisqu'une municipalité victime perd en moyenne 22 jours de service. Aucun décompte public des installations d'eau exposées n'existe au Québec : cet effet multiplicateur se présume, il ne se mesure pas encore. Semaine du 12 octobre : le choc français n'est pas municipal, mais il est de la même famille que Saint-Noël : des équipements physiques pilotés à distance, touchés d'un coup chez des centaines d'exploitants. Il tombe, au Québec, sur le même stress : personne ne sait combien d'installations municipales sont joignables à distance, ni combien partagent un même fournisseur (proposition de lecture). Lecture proposée

Canaux de transmission vers le Québec

CanalMécanismeIntensité
Infrastructures et numériqueLes attaquants ne choisissent pas une municipalité : ils repèrent partout dans le monde les systèmes de contrôle joignables par Internet et mal protégés, et frappent ceux qu'ils trouvent. Le Centre pour la cybersécurité juge très probable que ces intrusions opportunistes continuent dans les systèmes d'eau canadiens, surtout lors d'événements géopolitiques majeurs, et presque certain que des acteurs étatiques y ont déjà développé un accès.Forte
CommerceLes municipalités achètent les mêmes services à quelques fournisseurs (alerte à la population, logiciels de gestion, intégrateurs des usines d'eau). Quand le fournisseur est compromis, toutes ses clientes sont touchées d'un coup : en novembre 2025, la plateforme d'alerte CodeRED a été mise hors ligne et les données d'abonnés de plusieurs villes de la région de Montréal ont pu être exposées.Forte
FinanceLe rançongiciel est une activité criminelle rentable : la rançon moyenne versée au Canada était estimée à 1,13 million de dollars en 2023, en hausse de près de 150 % en deux ans. Pour la victime, le coût vient surtout de la reprise : Hamilton a dépensé 18,3 millions de dollars après l'attaque de février 2024, et son assureur a refusé la réclamation parce que l'authentification multifacteur n'était pas déployée partout.
AÉvaluation des cybermenaces nationales 2025-2026 — Centre canadien pour la cybersécurité, 2024-10-30BOntario city facing full $18.3M cyberattack bill after insurer denies claim — Global News, 2025-07-31
Moyenne
InformationLes groupes publient leurs intrusions sur Telegram pour faire peur, qu'elles soient réelles ou non. À Saint-Noël, une vidéo de l'intrusion a été diffusée ; à Halton (Ontario), le même jour, des pirates ont revendiqué l'arrêt de pompes alors que la Région dit n'avoir trouvé aucune trace d'accès. Le doute sur la qualité de l'eau peut donc se propager sans dommage réel.Moyenne

Fonctions exposées

Plus une fonction dispose de manières distinctes d’être assurée, moins elle est exposée.

Stade de réponse

Proposé : enlisement. Le diagnostic existe depuis 2022 (audit de la Commission municipale) et le fédéral a demandé en octobre 2025 aux provinces de s'assurer, avec les municipalités, que les systèmes exposés sont recensés et protégés. Pourtant, aucune obligation provinciale ne vise la cybersécurité des usines d'eau, les services du Centre gouvernemental de cyberdéfense s'adressent à l'administration publique sans mention des municipalités, et l'aide repérée passe par des services offerts sur une base volontaire par l'UMQ et la FQM. Après Saint-Noël, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique dit prendre la situation au sérieux, sans mesure annoncée que nous ayons trouvée.

Ce qui freine la réponse

Freins psychologiques
L'idée qu'une petite municipalité n'intéresse personne, alors que les attaques sont opportunistes et frappent ce qui est exposé. Un incident sans conséquence, comme à Saint-Noël, peut aussi rassurer à tort.
Freins organisationnels
Petites organisations aux ressources limitées, infrastructures vieillissantes et manque d'expertise, selon le Centre pour la cybersécurité. Les systèmes de contrôle relèvent des opérateurs d'eau et des intégrateurs plutôt que de l'informatique, et l'audit de 2022 a montré que personne n'en avait la responsabilité de sécurité.
Freins politiques
Le partage des compétences laisse un vide : la loi fédérale C-8 ne couvre que des secteurs fédéraux, l'eau relève des provinces et des municipalités, et nous n'avons repéré aucun ministère québécois clairement responsable de la cybersécurité municipale (jugement). Selon l'analyse de Hackfest, aucun parti ne traite de la cyberrésilience municipale ni des services d'eau dans la campagne électorale du 5 octobre 2026.

Définitions concurrentes du problème

Municipalités, fournisseurs informatiques, UMQ et FQM
Un problème informatique : former le personnel, surveiller les réseaux, s'assurer. La réponse est un service acheté par chaque municipalité selon ses moyens.
Sécurité civile (coordonnateurs municipaux, ministère de la Sécurité publique)
Un problème de continuité des services essentiels : maintenir l'eau, l'alerte et l'administration en mode dégradé, comme pour une panne ou une inondation. Ce cadrage est encore peu présent ; le bulletin ministériel sur la nouvelle loi sur la sécurité civile ne mentionne pas les cyberincidents.
Gouvernement fédéral (Centre pour la cybersécurité, GRC)
Un problème de sécurité nationale : des acteurs étatiques et des groupes liés à des conflits visent les infrastructures essentielles. La réponse passe par le renseignement, les enquêtes et la loi C-8, qui ne s'applique pas aux municipalités.
AAL25-016 Abus de systèmes de contrôle industriels (SCI) accessibles depuis Internet par des hacktivistes — Centre canadien pour la cybersécurité, 2025-10-29AServices — Centre gouvernemental de cyberdéfense — Ministère de la Cybersécurité et du NumériqueBCyberattaque : les usines d'eau potable au N.-B. et en N.-É. aux aguets — Radio-Canada, 2026-08-12BQuébec et Ottawa enquêtent sur des cyberattaques contre des usines d'eau potable — Radio-Canada, 2026-08-11BCybersécurité : protéger les municipalités québécoises contre les menaces numériques — Fédération québécoise des municipalitésALoi édictant la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et modifiant diverses autres dispositions (Muni-Express no 20) — Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, 2025-10-23CÉlection québécoise 2026 : cybersécurité, vie privée et gouvernement numérique — Hackfest

Possible adjacent

Ce qui est atteignable en un pas depuis la situation actuelle, du côté des menaces comme du côté des ouvertures.

Menace à un pasActif

Une intrusion dans une installation d'eau municipale du Québec n'est pas détectée à temps et force un avis d'ébullition ou de non-consommation.

Échéance
0 à 12 mois ; le risque monte lors d'événements géopolitiques majeurs.
Pour qui
Municipalités dont l'installation d'eau est accessible à distance, surtout les petites sans personnel informatique ; population desservie.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Intrusion du 23 juillet 2026 à Saint-Noël (alarmes de niveau désactivées, niveau de chlore changé, détection par un employé environ une demi-heure plus tard) et attaques de la fin juillet 2026 aux États-Unis, qui ont mené à des avis d'ébullition.
Possible
Oui : le même scénario s'est rendu jusqu'aux avis d'ébullition aux États-Unis la même semaine.
Faisable
Les conditions sont réunies : une autre installation québécoise a déjà été compromise et aucune obligation provinciale n'impose de protéger les accès à distance.
Acceptable
Inacceptable pour la population : la tolérance au doute sur l'eau potable est très faible, ce qui en fait une cible de choix pour qui cherche l'attention.
BQuébec et Ottawa enquêtent sur des cyberattaques contre des usines d'eau potable — Radio-Canada, 2026-08-11BHackers targeted municipal water systems in 7 states this week, FBI says — NBC News, 2026-07-31
Menace à un pasActif

Un rançongiciel paralyse une ville ou une MRC pendant plusieurs semaines et l'assureur refuse de payer, faute de mesures de base en place.

Échéance
0 à 24 mois.
Pour qui
Villes et MRC qui hébergent les systèmes de plusieurs municipalités ; leurs assureurs et mutuelles.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Refus de l'assureur de Hamilton, rendu public en juillet 2025 (18,3 millions de dollars à la charge de la Ville) ; paralysie de la MRC de Maskinongé à partir du 30 mars 2025 ; attaque du 24 août 2026 contre la CCQ.
Possible
Oui : chaque élément s'est déjà produit séparément, dont deux au Québec.
Faisable
Les polices d'assurance posent des exigences de sécurité que plusieurs petites municipalités ne remplissent probablement pas (jugement ; aucune donnée publique trouvée).
Acceptable
Un refus d'indemnisation reporterait la facture sur les contribuables et sur l'aide provinciale, ce qui serait politiquement difficile.
BOntario city facing full $18.3M cyberattack bill after insurer denies claim — Global News, 2025-07-31BPiratage et demande de rançon à la MRC de Maskinongé — Le Nouvelliste, 2025-04-07BCyberattaque à la CCQ — Des pirates russes ont volé les données de 350 000 personnes — La Presse, 2026-09-04
Menace à un pasActif

Un fournisseur partagé tombe pendant un sinistre réel : plusieurs municipalités perdent en même temps leur outil d'alerte à la population.

Échéance
Prochaine saison de sinistres (hiver et printemps 2027).
Pour qui
Municipalités abonnées à une plateforme d'alerte externe ; citoyens inscrits.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Mise hors ligne de la plateforme CodeRED en novembre 2025 après une cyberattaque chez le fournisseur, avec exposition possible des données d'abonnés de plusieurs villes de la région de Montréal. Précédent relevé le 12 octobre 2026 : en France, une seule attaque a touché en une nuit les installations frigorifiques de centaines de supermarchés de plusieurs enseignes.
Possible
Oui : la panne du fournisseur a déjà eu lieu ; il manque seulement la coïncidence avec un sinistre.
Faisable
La saison des crues et celle des tempêtes hivernales offrent chaque année des périodes où la coïncidence est plausible (jugement).
Acceptable
En 2025, Mont-Royal a annoncé attendre la plateforme de remplacement du même fournisseur, signe que la dépendance est tolérée (jugement).
ASystème d'alerte CodeRED — Incident externe de cybersécurité — Ville de Mont-Royal, 2025-11-27BUne cyberattaque paralyse le système d'alerte de plusieurs villes — La Presse, 2025-11-28BPlusieurs centaines de supermarchés Intermarché et Coopérative U victimes d'une cyberattaque visant leurs installations frigorifiques — Le Monde, 2026-10-12
Menace à un pasActif

Une revendication fausse ou exagérée de sabotage de l'eau, diffusée en ligne, provoque une crise de confiance dans une municipalité qui n'a subi aucune intrusion.

Échéance
0 à 12 mois.
Pour qui
Toute municipalité exploitant un réseau d'eau ; directions de santé publique ; médias locaux.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Revendication du 23 juillet 2026 visant l'usine d'eau de Halton (Ontario), démentie par la Région, et diffusion sur Telegram d'une vidéo de l'intrusion de Saint-Noël.
Possible
Oui : la revendication non confirmée de Halton en est un exemple récent.
Faisable
Une petite municipalité n'a souvent ni les journaux d'accès ni l'expertise pour démentir rapidement, preuve à l'appui (jugement).
Acceptable
Dans le doute, la prudence pousse à émettre un avis préventif, ce qui donne à l'auteur l'effet recherché.
BQuébec et Ottawa enquêtent sur des cyberattaques contre des usines d'eau potable — Radio-Canada, 2026-08-11
Ouverture à un pasActif

Québec recense les accès à distance des installations municipales d'eau potable et demande le retrait de ceux qui sont exposés directement à Internet.

Échéance
Tant que l'attention créée par Saint-Noël dure ; les 100 premiers jours du gouvernement désigné le 5 octobre 2026, puis au plus tard le printemps 2027 (jugement).
Pour qui
Gouvernement du Québec (Cybersécurité et Numérique, Environnement, Affaires municipales) ; municipalités exploitantes ; MRC.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Alerte fédérale AL25-016 du 29 octobre 2025, qui demande aux provinces de s'assurer avec les municipalités que les services sont recensés et protégés, et intrusion du 23 juillet 2026 à Saint-Noël, qui a mis le sujet à l'ordre du jour au ministère de la Cybersécurité et du Numérique. Le gouvernement issu du scrutin du 5 octobre 2026 est désigné ; ses priorités annoncées ne mentionnent pas le sujet.
Possible
Oui : c'est la première recommandation du Centre pour la cybersécurité.
Faisable
Le nombre d'installations est fini (226 selon Radio-Canada), mais il faut désigner un ministère pilote et outiller les petites municipalités.
Acceptable
Forte acceptabilité après Saint-Noël ; la résistance viendra du coût pour les petites municipalités si aucune aide n'accompagne la demande.
Ce que ça ajoute
N'ajoute pas de nouvelle manière d'assurer l'eau, mais protège le mode normal et permet de vérifier, installation par installation, que le mode manuel existe réellement.
AAL25-016 Abus de systèmes de contrôle industriels (SCI) accessibles depuis Internet par des hacktivistes — Centre canadien pour la cybersécurité, 2025-10-29BQuébec et Ottawa enquêtent sur des cyberattaques contre des usines d'eau potable — Radio-Canada, 2026-08-11BGouvernement minoritaire : quelles sont les priorités de Paul St-Pierre Plamondon ? — Radio-Canada, 2026-10-07
Ouverture à un pasActif

Assortir l'aide aux infrastructures d'eau d'exigences minimales de cybersécurité pour les systèmes de contrôle financés.

Échéance
Avant que les modalités du programme soient fixées.
Pour qui
Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation ; municipalités qui rénovent une usine ou une station.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Annonce du 16 juin 2026 : Québec transfère 1 milliard de dollars sur 10 ans aux municipalités pour l'entretien des infrastructures d'eau potable et d'eaux usées.
Possible
Oui si les modalités ne sont pas encore arrêtées ; leur état n'a pas été vérifié.
Faisable
Une exigence simple (accès à distance protégé, responsable désigné, mode manuel documenté) peut s'ajouter aux conditions d'un programme existant.
Acceptable
Le ministre des Finances reconnaît lui-même que l'enveloppe ne règle pas tout ; une condition de plus sans argent dédié risque d'être contestée (jugement).
Ce que ça ajoute
Gain indirect : chaque installation rénovée garde un mode manuel documenté au lieu de dépendre du seul automatisme.
BQuébec octroie un milliard aux municipalités pour les infrastructures d'eau — Radio-Canada, 2026-06-16
Ouverture à un pasActif

Mutualiser la cybersécurité à l'échelle de la MRC : une équipe partagée qui surveille, intervient et peut prêter main-forte à une municipalité voisine.

Échéance
Cycle budgétaire municipal de l'automne 2026 pour une mise en place en 2027.
Pour qui
MRC et municipalités locales ; UMQ et FQM comme fournisseurs.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
À Saint-Noël, ce sont les experts de la MRC de La Matapédia qui ont rétabli le système et mené l'analyse en juillet 2026 ; l'UMQ a mis de l'avant son offre d'accompagnement en cybersécurité le 11 août 2026.
Possible
Oui : le modèle a fonctionné dans La Matapédia et des services clés en main existent à l'UMQ et à la FQM.
Faisable
Dépend de la capacité de chaque MRC ; la tarification de la FQM tient compte du budget des organismes.
Acceptable
Bien reçue par les petites municipalités si le coût est partagé ; attention au revers : une MRC qui héberge tout devient un point de défaillance commun, comme à Maskinongé.
Ce que ça ajoute
Ajoute une manière distincte de rétablir un service : une deuxième équipe, extérieure à la municipalité, capable d'intervenir quand l'unique responsable local est dépassé.
BUne cyberattaque russe frappe une station d'eau potable au Bas-Saint-Laurent — Le Soleil, 2026-07-31BCybersécurité : protéger les services essentiels face à des menaces grandissantes — Union des municipalités du Québec, 2026-08-11BCybersécurité: protéger les municipalités québécoises contre les menaces numériques — Fédération québécoise des municipalités
Ouverture à un pasActif

Inscrire le scénario « cyberincident touchant un service essentiel » dans les plans de sécurité civile municipaux et dans le futur règlement sur les plans régionaux de résilience.

Échéance
Jusqu'à l'adoption du règlement d'application ; pour une municipalité, à la prochaine révision de son plan.
Pour qui
Ministère de la Sécurité publique ; MRC ; coordonnateurs municipaux de sécurité civile.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, sanctionnée le 28 mai 2024 : en octobre 2025, le règlement qui fixera le contenu des plans régionaux n'était pas encore adopté. L'incident de Saint-Noël fournit le cas d'école.
Possible
Oui tant que le règlement n'est pas adopté ; son état au 1er octobre 2026 n'a pas été vérifié.
Faisable
Une municipalité peut le faire seule dès maintenant dans son plan de sécurité civile, sans attendre le règlement.
Acceptable
Peu coûteux et cohérent avec l'approche tous risques ; demande toutefois que la sécurité civile et l'informatique se parlent, ce qui n'est pas l'habitude.
Ce que ça ajoute
Transforme des solutions de rechange improvisées (manuel, papier, porte-à-porte) en manières prévues, attribuées et exercées, donc réellement disponibles le jour venu.
ALoi édictant la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et modifiant diverses autres dispositions (Muni-Express no 20) — Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, 2025-10-23

Points de surveillance

PointDonnée suivieCadenceSeuilRéponse convenue
Alertes fédérales sur les systèmes de contrôle et l'eauNouvelles alertes et nouveaux avis du Centre canadien pour la cybersécurité mentionnant les systèmes de contrôle industriels, l'eau ou les municipalités (page Alertes et avis).HebdomadaireToute nouvelle alerte citant un incident dans une installation d'eau ou une municipalité au Canada.à convenir
Incidents municipaux au QuébecCommuniqués de municipalités et de MRC (Réseau d'information municipale) et médias régionaux signalant une cyberattaque.HebdomadaireTout incident touchant l'eau, l'alerte à la population ou les appels d'urgence, ou toute paralysie administrative de plus de 7 jours.à convenir
Suite donnée par Québec à l'incident de Saint-NoëlAnnonces des ministères de la Cybersécurité et du Numérique, de l'Environnement, des Affaires municipales et de la Sécurité publique : inventaire, directive, obligation ou programme d'aide visant la cybersécurité municipale.Mensuelle, et dans les semaines suivant la formation du gouvernement après le 5 octobre 2026Première mesure obligatoire ou financée : le stade de réponse passerait d'enlisement à diagnostic ou à action.à convenir
Entrée en vigueur de la loi fédérale C-8Décrets et règlements publiés dans la Gazette du Canada pour la Loi sur la protection des cybersystèmes essentiels.MensuelleDécret fixant une date d'entrée en vigueur, ou tout élargissement des services désignés au-delà des six secteurs fédéraux.à convenir
Suivis et audits de la Commission municipaleRapports de la Commission municipale du Québec sur la sécurité des systèmes de contrôle industriels et la sécurité de l'information (suivi de La Prairie, nouveaux audits).SemestrielleNouveau rapport, ou annonce d'un audit élargi aux installations d'eau.à convenir
Croissance des rançongiciels au CanadaTaux de croissance annuel des incidents de rançongiciel publié par le Centre canadien pour la cybersécurité (vue d'ensemble des rançongiciels et prochaine Évaluation des cybermenaces nationales).AnnuelleTaux supérieur à 26 % par année, ou mention explicite des municipalités parmi les secteurs les plus touchés.à convenir

Liens proposés avec d’autres rhinocéros

Ces liens ne comptent pas tant qu’ils ne sont pas cotés dans la matrice.

Jugements

D’ici 2 ans
Très probable
D’ici 10 ans
Quasi certain
Connaissances
Moyenne
Justification
Le risque est déjà réalisé à petite échelle au Québec (Saint-Noël, une autre installation d'eau, la MRC de Maskinongé), et le Centre pour la cybersécurité juge très probable la poursuite des intrusions ; la probabilité porte sur une perturbation notable d'un service essentiel municipal. Deux référentiels indépendants convergent : Allianz place les incidents cyber au 1er rang mondial en 2026 et Horizons de politiques Canada au 4e rang de ses dix principales perturbations. La force des connaissances est moyenne : les évaluations fédérales sont solides, mais il n'existe aucune donnée publique sur l'exposition et les incidents des municipalités québécoises.

Limites de cette fiche

Dans les bulletins

Signaux de la collecte

Les signaux que vous avez rejetés n’apparaissent pas ; ceux que vous avez corrigés figurent sous le rhinocéros que vous avez indiqué.

Journal de la fiche

No 8 : Cyberattaques sur les infrastructures essentielles et les municipalités — CASSANDRE