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CASSANDREBulletin Rhinocéros gris

Troupeau / Santé / No 12

Pandémie, zoonoses et antibiorésistance

Un agent pathogène nouveau ou résurgent (grippe aviaire passée à l'humain, Ebola, peste, rougeole, mpox) ou la perte d'efficacité des antibiotiques met sous tension un réseau de santé québécois qui fonctionne déjà au-delà de sa capacité. Le rhinocéros a deux têtes : un choc récurrent, la pandémie, dont le monde porte en permanence plusieurs précurseurs ; et un stress qui charge, l'antibiorésistance, qui rend chaque infection ordinaire plus longue et plus coûteuse à soigner.

Fiche en brouillon · v0.3 · 12 octobre 2026Récurrent

Appuyé par : ONU

4importance sur 5 Proposé
Enlisement · proposé
16priorité sur 25

Brouillon rédigé par Claude à partir de sources publiques. Chaque fait renvoie à sa source ; les jugements et le stade de réponse sont des propositions à valider.

Ce que ça veut dire

Pour la province
Le Québec voit venir les agents pathogènes (grippe aviaire, rougeole, mpox, zoonoses vectorielles sont surveillés et publiés chaque semaine), mais il n'a ni plan pandémique publié, ni marge dans ses hôpitaux, ni réserve de vaccins H5N1 utilisable, ni couverture vaccinale suffisante contre la rougeole. Le monde, lui, porte en octobre 2026 trois précurseurs à la fois : la plus grande épidémie d'Ebola de l'histoire de la RDC, un soupçon de peste pulmonaire mal éclairci en Sibérie, et une rougeole redevenue endémique dans les Amériques. La première décision utile est gratuite : publier le plan et dire qui fait quoi.
Pour une municipalité
À vérifier : qui, dans la municipalité, tient une fonction essentielle seul (eau, incendie, sécurité civile) et qui le remplace s'il tombe malade ; si le plan de sécurité civile mentionne la pandémie, que la loi nomme comme aléa ; quels locaux municipaux pourraient servir à une clinique de vaccination ou à un site d'hébergement d'urgence. À préparer : une entente d'entraide avec la MRC ou une voisine pour les services d'eau et d'incendie, une façon de joindre les personnes isolées et les campements en cas d'éclosion, et une communication prête pour un cas suspect sur le territoire, afin de ne pas laisser la rumeur devancer la santé publique.

Fiabilité des sources : A source primaire officielle · B média reconnu ou institution · C source secondaire · D non vérifiable

Stress chroniques

Les tendances de fond qui fragilisent le Québec au quotidien ou de façon cyclique, et qui aggravent l’effet d’un choc.

Chocs et événements récents

Un choc est un événement soudain qui frappe ou menace. Les autres événements datés (décisions, annonces) sont notés à part.

Quand les chocs rencontrent les stress

Proposition de lecture. Tous les chocs de cette fiche tombent sur le même stress : un réseau de santé qui fonctionne à 128 % d'occupation des civières un jour ordinaire d'octobre, avec 26 000 postes vacants et deux fois moins de lits par habitant que la moyenne des pays comparables. Dans ces conditions, une éclosion de rougeole de 28 cas, une saison grippale forte ou l'arrivée d'un cas d'Ebola ou de peste exigent chacun de l'isolement, du personnel dédié et de la recherche de contacts que le réseau prend sur ses activités courantes. Le recul de la couverture vaccinale (87,5 % contre un seuil de 95 %) transforme les importations en éclosions ; la montée de la résistance aux antibiotiques allonge chaque séjour hospitalier. L'absence de plan québécois publié et l'expiration des vaccins H5N1 sans usage ne créent pas de choc, mais elles enlèvent les amortisseurs. À l'inverse, l'alerte précoce fonctionne : grippe aviaire, rougeole, mpox et zoonoses vectorielles sont surveillées et publiées chaque semaine par l'ACIA, le MSSS et l'INSPQ. La rage du raton laveur illustre la vitesse du canal biophysique : 93 cas en 2025, 253 au 9 septembre 2026, et une bascule complète de l'épicentre vers la Montérégie en un an. Semaine du 12 octobre : le cas importé au Kenya montre que le virus voyage par avion ou par la route hors de la zone touchée ; l'avis d'exposition à la rougeole à Ottawa et le rapport fédéral sur la couverture vaccinale tombent sur le même stress, une couverture sous le seuil. L'occupation des urgences n'a pas été remise à jour cette semaine. Lecture proposée

Canaux de transmission vers le Québec

CanalMécanismeIntensité
PersonnesLes agents pathogènes arrivent avec les voyageurs : les quatre éclosions de rougeole du Québec depuis 2024 partent d'importations dans des communautés sous-vaccinées ; la mpox de clade I est entrée par un couple revenu de Madagascar en juin 2026 avant un premier cas local en juillet ; l'épidémie d'Ebola en RDC a déjà produit deux cas importés en Europe. Montréal compte une diaspora congolaise et des liaisons aériennes directes avec l'Europe et l'Afrique ; les États-Unis, voisin immédiat, connaissent en octobre 2026 une éclosion de rougeole dans l'État de New York.
AÉclosion de rougeole — Gouvernement du Québec, 2026-09-25AAppel à la vigilance provincial : premiers cas d'importation du clade I de la mpox au Québec — Ministère de la Santé et des Services sociaux (relayé par la DSP de la Montérégie), 2026-07-02AEbola disease outbreak in the Democratic Republic of the Congo and Uganda — Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, 2026-10-08BNew York governor plans to seek federal help to tackle measles outbreak - AOL — Reuters (via AOL), 2026-10-08
Forte
BiophysiqueLes oiseaux migrateurs apportent chaque automne le virus H5N1 dans les élevages (70 lieux infectés au Québec depuis 2021), les tiques et les moustiques étendent la maladie de Lyme et le virus du Nil occidental vers le nord, et la rage du raton laveur, entrée du Vermont en décembre 2024, est passée de 9 cas en Montérégie en 2025 à 199 en 2026, jusqu'aux portes de Montréal. Ce canal ne demande ni voyageur ni commerce : il suit le climat et les saisons.
AStatus of ongoing avian influenza response by province — Agence canadienne d'inspection des aliments, 2026-10-07ARésultats annuels de surveillance des maladies transmises par les tiques : 2024 — Institut national de santé publique du Québec, 2025-12-15ASurveillance de cas de virus du Nil occidental — Ministère de la Santé et des Services sociaux, 2026-10-06AOpérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur — Gouvernement du Québec, 2026-10-08ARage chez les animaux — cas de rage confirmés au Québec (tableau des cas 2025 et 2026) — Gouvernement du Québec (MELCCFP), 2026-10-01
Forte
CommerceLes contre-mesures dépendent de chaînes mondiales : vaccins, antiviraux, antibiotiques, équipements de protection. Santé Canada classe en pénurie de niveau 3 la pénicilline G benzathine (depuis décembre 2025) et la céfazoline en sacs (depuis mai 2025) ; les 870 000 doses de vaccin H5N1 ont été achetées à l'étranger puis ont expiré. En sens inverse, l'usine de Moderna à Laval a produit en 2025 les premières doses canadiennes d'un vaccin à ARN messager.
ATier 3 drug shortages — Santé Canada, 2026-09-17AAvian Influenza — Report of the Commissioner of the Environment and Sustainable Development — Bureau du vérificateur général du Canada, 2026-05-04ALe gouvernement du Canada annonce l'atteinte d'un jalon important dans le secteur de la biofabrication — Innovation, Sciences et Développement économique Canada, 2025-09-19
Moyenne
InformationLe Québec dépend de l'alerte des autres pour voir venir un agent pathogène. Le retrait des États-Unis de l'OMS (janvier 2026) et le ralentissement du partage des souches grippales affaiblissent ce réseau ; l'affaire de la peste en Sibérie montre qu'un État peut mettre trois jours à répondre à l'OMS au lieu de 24 heures. À l'intérieur, la confiance dans la vaccination recule : 2,6 % des enfants de 2 ans n'ont reçu aucun vaccin.Moyenne

Fonctions exposées

Plus une fonction dispose de manières distinctes d’être assurée, moins elle est exposée.

Stade de réponse

Proposé : enlisement. Jugement : le diagnostic est fait depuis 2022 et la réponse s'est arrêtée à mi-chemin. Faits : le Commissaire à la santé et au bien-être et la coroner Kamel ont documenté l'angle mort des CHSLD ; le Plan national intégré de préparation à une pandémie, promis pour l'automne 2023, n'est toujours pas publié en octobre 2026 et change de mains (Santé Québec) ; 21 recommandations sur 27 du Protecteur du citoyen sont implantées, sans progrès depuis 2023-2024 ; aucune enquête publique indépendante n'a été tenue. Au fédéral, 95 % des vaccins H5N1 ont expiré sans décision de rachat, l'évaluation de risque de l'ASPC sur le H5N1 date de novembre 2024, et le plan ministériel 2026-2027 de l'ASPC prévoit des réductions de dépenses croissantes jusqu'en 2028-2029. Pendant ce temps, la surveillance de routine (ACIA, INSPQ, MSSS) fonctionne et publie : le problème n'est pas de voir, c'est de décider.

Ce qui freine la réponse

Freins psychologiques
La fatigue de la COVID-19 : la pandémie est perçue comme finie, et toute mention du sujet renvoie aux mesures sanitaires contestées. Les deux collectes de veille d'octobre 2026 (695 articles) ne contiennent aucun article québécois sur une pandémie ou une zoonose à venir, seulement des retours sur la COVID. Un risque dont on ne parle qu'au passé ne se prépare pas.
Freins organisationnels
Responsabilités éclatées : la santé animale à l'ACIA et au MAPAQ, la santé humaine à l'ASPC, au MSSS et à Santé Québec, les vaccins au fédéral, l'allocation aux provinces, la sécurité civile au MSP et aux municipalités. Le plan pandémique change de responsable avant d'être publié. Le réseau de santé n'a aucune marge pour planifier : il gère l'occupation du jour.
Freins politiques
Le parti arrivé en tête dans la région de Québec en 2026 s'est construit sur la contestation des mesures sanitaires ; aucune formation n'a fait campagne sur la préparation aux épidémies ; le nouveau gouvernement minoritaire annonce ses priorités (itinérance, efficacité) sans mention du sujet. Au fédéral, les dépenses de l'ASPC baissent et le principal partenaire, les États-Unis, se retire de l'OMS.

Définitions concurrentes du problème

Santé publique (ASPC, INSPQ, directions régionales)
Un problème de surveillance et de vaccination : détecter tôt, isoler, vacciner, combler les poches de sous-vaccination ; la préparation passe par des plans et des stocks.
Gouvernement du Québec et Santé Québec
Un problème de capacité du réseau : il faut d'abord réduire l'occupation des urgences et pourvoir les postes ; la préparation pandémique est une planification parmi d'autres, confiée à l'agence.
Secteur agricole (MAPAQ, ACIA, producteurs)
Un problème de santé animale et d'indemnisation : biosécurité des fermes, abattage et compensation (environ 360 M$ versés au Canada depuis 2021), marchés d'exportation à protéger.
Une partie de l'opinion et du débat politique
Un problème de libertés : les mesures sanitaires de 2020-2022 sont vues comme l'excès à ne pas répéter ; parler de préparation, c'est préparer de nouvelles contraintes.
ALe devoir de faire autrement — résumé du rapport final (mandat sur la performance des soins aux aînés, COVID-19) — Commissaire à la santé et au bien-être, 2022-01BCoroner says Quebec Health Department chose to ignore COVID-19 risk in long-term care — CFJC Today (La Presse canadienne), 2022-05-16ASuivi des recommandations du rapport spécial du Protecteur du citoyen sur la gestion de la crise de la COVID-19 dans les CHSLD — Rapport de suivi de 2025 — Protecteur du citoyen, 2025-09AAvian Influenza — Report of the Commissioner of the Environment and Sustainable Development — Bureau du vérificateur général du Canada, 2026-05-04ARapid risk assessment update: Avian influenza A(H5N1) clade 2.3.4.4b, public health implications for Canada — Agence de la santé publique du Canada, 2025-07-22APlan ministériel 2026-2027 de l'Agence de la santé publique du Canada — Agence de la santé publique du Canada, 2026APlan de préparation en cas de pandémie au Canada — Agence de la santé publique du Canada, 2026-06-29AWHO statement on notification of withdrawal of the United States — Organisation mondiale de la santé, 2026-01-24

Possible adjacent

Ce qui est atteignable en un pas depuis la situation actuelle, du côté des menaces comme du côté des ouvertures.

Menace à un pasActif

Un premier foyer de grippe aviaire frappe un élevage québécois pendant la migration d'automne 2026, avec abattage, zone de contrôle et travailleurs exposés sans vaccin disponible.

Échéance
Octobre à décembre 2026.
Pour qui
Producteurs de volailles (Montérégie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches), MAPAQ, ACIA, équipes de santé publique régionales.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Reprise des foyers dans l'Ouest depuis le 10 septembre 2026 (onze élevages au Manitoba et en Alberta) ; expiration en février 2026 des vaccins H5N1 sans décision de rachat.
Possible
Oui : le Québec a eu des foyers chaque année depuis 2022, le dernier en janvier 2026.
Faisable
Le mécanisme ne dépend d'aucune décision : il suit les oiseaux migrateurs.
Acceptable
Sans objet pour le choc ; l'absence de vaccin pour les équipes d'abattage serait difficile à défendre après le rapport du vérificateur général (jugement).
AInvestigations and orders (lieux infectés par l'influenza aviaire) — Agence canadienne d'inspection des aliments, 2026-10-08AAvian Influenza — Report of the Commissioner of the Environment and Sustainable Development — Bureau du vérificateur général du Canada, 2026-05-04
Menace à un pasActif

Une importation de rougeole déclenche cet hiver une cinquième éclosion québécoise dans une communauté sous-vaccinée, avec hospitalisations d'enfants.

Échéance
Hiver 2026-2027.
Pour qui
Directions régionales de santé publique, écoles et garderies, hôpitaux pédiatriques ; familles non vaccinées.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Perte du statut d'élimination le 10 novembre 2025 ; couverture à deux doses de 87,5 % à 2 ans ; exposition d'un voyageur contagieux au Québec du 17 au 20 septembre 2026 ; éclosion en cours dans l'État de New York. Le 9 octobre 2026, un avis d'exposition à la rougeole vise huit lieux d'Ottawa, en face de Gatineau.
Possible
Oui : quatre éclosions depuis 2024, environ 130 cas.
Faisable
Oui : les poches de sous-vaccination existent et le virus circule chez les voisins.
Acceptable
Inacceptable pour la santé publique, mais la vaccination reste volontaire et son refus est politiquement protégé (jugement).
AStatement from the Public Health Agency of Canada on Canada's Measles Elimination Status — Agence de la santé publique du Canada, 2025-11-10AEnquête sur la couverture vaccinale des enfants québécois âgés de 1 an, 2 ans et 7 ans, édition 2023 — Institut national de santé publique du Québec, 2026-08-11AÉclosion de rougeole — Gouvernement du Québec, 2026-09-25BNew York governor plans to seek federal help to tackle measles outbreak - AOL — Reuters (via AOL), 2026-10-08BUn avis d’exposition à la rougeole émis à Ottawa — Radio-Canada, Ottawa-Gatineau, 2026-10-09
Menace à un pasActif

Une saison respiratoire ordinaire (grippe, VRS, COVID-19) sur des urgences déjà à 128 % force un délestage provincial et des transferts entre régions.

Échéance
Décembre 2026 à février 2027.
Pour qui
Patients en attente de chirurgie, personnel des urgences, CHSLD ; municipalités par les transports ambulanciers et les centres d'hébergement d'urgence.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Occupation des civières de 128 % le 8 octobre 2026, avant la saison ; le NHS britannique, en avance de quelques semaines sur le Québec, se prépare à sa pire saison grippale depuis la pandémie.
Possible
Oui : l'hiver 2024-2025 a atteint 141 % à Montréal.
Faisable
Aucune décision requise ; le délestage est le mécanisme par défaut.
Acceptable
Toléré chaque hiver, donc accepté par défaut : c'est l'enlisement même (jugement).
ARelevé quotidien de la situation à l'urgence — Ensemble du Québec — Ministère de la Santé et des Services sociaux (Console provinciale des urgences), 2026-10-08ASanté Québec fait le point sur la situation des urgences au Québec — Santé Québec, 2025-01-31BNHS braces for worst flu season since pandemic — The Telegraph, 2026-10-08
Menace à un pasActif

Un cas d'Ebola ou d'une autre fièvre hémorragique est importé à Montréal, et le réseau doit isoler, tracer les contacts et rassurer sans protocole exercé récemment.

Échéance
Tant que l'urgence de portée internationale dure ; à réévaluer à chaque comité d'urgence de l'OMS.
Pour qui
Hôpitaux désignés de Montréal, DRSP de Montréal, ASPC (quarantaine aux aéroports), diaspora congolaise.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Épidémie d'Ebola Bundibugyo en RDC depuis mai 2026, 8 728 cas confirmés au 6 octobre, deux cas importés en Europe (Allemagne, France) ; liens aériens et familiaux entre Montréal et la RDC. Le 6 octobre 2026, le Kenya confirme un cas importé mortel : l'exportation hors de la RDC et de l'Ouganda se répète.
Possible
Oui : deux importations en Europe en cinq mois.
Faisable
Peu probable à chaque voyage, mais la durée de l'épidémie multiplie les occasions (jugement) ; l'ECDC juge le risque d'importation « très faible » pour l'Europe.
Acceptable
Sans objet ; la question est la capacité d'isolement d'un hôpital montréalais et la communication publique.
AEbola disease outbreak in the Democratic Republic of the Congo and Uganda — Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, 2026-10-08ADisease Outbreak News 2026-DON614 — Ebola disease, Democratic Republic of the Congo — Organisation mondiale de la santé, 2026-08-01BKenya finds no new Ebola cases after 293 tests — Reuters, 2026-10-11
Ouverture à un pasActif

Le nouveau gouvernement publie le Plan national intégré de préparation à une pandémie dans ses premiers mois, avec un volet grippe aviaire et un volet municipal.

Échéance
Les 100 premiers jours du gouvernement, jusqu'à la mi-janvier 2027 ; ensuite la saison respiratoire absorbe l'attention (jugement).
Pour qui
Santé Québec, MSSS, ministère de la Sécurité publique ; municipalités, qui y trouveraient enfin ce qu'on attend d'elles.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Ébauche existante consultée par le Protecteur du citoyen en mai 2025 ; transfert de la responsabilité à Santé Québec ; gouvernement désigné le 5 octobre 2026 qui veut montrer de l'efficacité gouvernementale.
Possible
Oui : le document existe à l'état d'ébauche depuis plus d'un an.
Faisable
Oui, à coût nul : il s'agit de publier et d'attribuer des responsabilités.
Acceptable
Peu coûteux politiquement s'il est présenté comme une réponse au Protecteur du citoyen plutôt que comme un retour des mesures sanitaires (jugement).
Ce que ça ajoute
Transforme des manières improvisées (délestage, renfort, entraide municipale) en manières prévues, attribuées et exercées, donc réellement disponibles.
ASuivi des recommandations du rapport spécial du Protecteur du citoyen sur la gestion de la crise de la COVID-19 dans les CHSLD — Rapport de suivi de 2025 — Protecteur du citoyen, 2025-09
Ouverture à un pasActif

Ottawa renouvelle la réserve de vaccins H5N1 avec un plan de distribution fondé sur les besoins réels, et le Québec reçoit sa part avant la saison migratoire.

Échéance
Avant la saison migratoire d'automne 2026 pour les équipes d'abattage ; en pratique, avant le printemps 2027.
Pour qui
ASPC, MSSS, travailleurs des élevages et des laboratoires, vétérinaires.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Rapport du vérificateur général du 4 mai 2026 : 95 % des doses expirées, approbation financière déjà accordée pour un rachat ; stratégie québécoise d'utilisation publiée en juillet 2025.
Possible
Oui : l'argent est approuvé et la stratégie provinciale existe.
Faisable
Oui si le rachat est dimensionné (l'ASPC estimait en février 2025 n'avoir besoin que de 300 000 doses).
Acceptable
Oui après l'audit ; le risque est l'inverse, un nouvel achat sans analyse (jugement).
Ce que ça ajoute
Rétablit une manière de protéger les travailleurs exposés qui n'existe plus depuis le 28 février 2026.
AAvian Influenza — Report of the Commissioner of the Environment and Sustainable Development — Bureau du vérificateur général du Canada, 2026-05-04AStratégie d'utilisation des doses de vaccin contre l'influenza A(H5N1) au Québec — Institut national de santé publique du Québec (Comité sur l'immunisation du Québec), 2025-07-03
Ouverture à un pasActif

Un rattrapage vaccinal ciblé contre la rougeole, par école et par quartier, avant l'hiver, à partir des données de l'enquête de couverture et des quatre éclosions.

Échéance
Automne 2026, avant la circulation hivernale.
Pour qui
Directions régionales de santé publique, centres de services scolaires, municipalités par leurs locaux et leurs communications.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Publication le 11 août 2026 de l'enquête de couverture vaccinale (87,5 % à 2 ans) ; cartographie des éclosions 2024-2026 par les directions régionales.
Possible
Oui : les outils existent (registre de vaccination, écoles).
Faisable
Oui si les directions régionales ont le personnel ; la Capitale-Nationale et la Montérégie savent où sont les cas.
Acceptable
Acceptable si volontaire et de proximité ; toute obligation rouvrirait le débat de 2021 (jugement).
Ce que ça ajoute
Ajoute une protection collective là où la seule manière restante est l'isolement après coup.
AEnquête sur la couverture vaccinale des enfants québécois âgés de 1 an, 2 ans et 7 ans, édition 2023 — Institut national de santé publique du Québec, 2026-08-11BChronique infectieuse : la rougeole (juillet 2026) — Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, 2026-07
Ouverture à un pasActif

Inscrire le scénario « épidémie et absentéisme » dans les plans municipaux de sécurité civile et dans les plans régionaux de résilience, comme le permet la loi de 2024.

Échéance
Jusqu'à l'adoption du règlement d'application ; pour une municipalité, à la prochaine révision de son plan.
Pour qui
Coordonnateurs municipaux de sécurité civile, MRC, ministère de la Sécurité publique.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
La Loi sur la sécurité civile de 2024 nomme la pandémie parmi les aléas (article 2) et oblige chaque municipalité à tenir un plan (article 7) ; le règlement sur les plans régionaux n'est pas encore en vigueur.
Possible
Oui tant que le règlement n'est pas adopté ; une municipalité peut le faire seule dès maintenant.
Faisable
Peu coûteux : rotation d'équipes, entraide, liste des fonctions à une seule personne.
Acceptable
Cohérent avec l'approche tous risques ; demande que la sécurité civile et la santé publique régionale se parlent (jugement).
Ce que ça ajoute
Transforme l'entraide et la rotation improvisées de 2020 en manières prévues et attribuées pour les services d'eau, d'incendie et de sécurité civile.
ALoi édictant la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (2024, chapitre 18) — Éditeur officiel du Québec (Gazette officielle, partie 2), 2024-07-10AÀ propos de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (LSCRS) — Ministère de la Sécurité publique, 2026-04-29
Menace à un pasActif

La rage du raton laveur s'installe en milieu urbain dense (Longueuil, puis Montréal ou Laval), avec un premier cas chez un chien et une hausse des expositions humaines à traiter.

Échéance
Automne 2026 à printemps 2027 ; la saison de reproduction du printemps relance la dispersion (jugement).
Pour qui
Municipalités de la couronne sud et de l'île de Montréal (services animaliers, gestion des déchets, parcs), directions de santé publique (prophylaxie post-exposition), vétérinaires, propriétaires d'animaux non vaccinés.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
199 cas en Montérégie en 2026 contre 9 en 2025, deux chats infectés en juillet, opération de vaccination urbaine du 13 au 23 octobre 2026 à Brossard, Longueuil, Sainte-Catherine, Saint-Constant et Saint-Lambert ; le ministère attribue une part de la progression aux relocalisations d'animaux.
Possible
Oui : le front est à la couronne sud et deux animaux domestiques sont déjà atteints.
Faisable
Le virus suit les ratons laveurs, abondants en ville ; les ponts ne sont pas une barrière pour une espèce qui vit dans les quartiers (jugement).
Acceptable
Sans objet pour le choc ; la réponse (vaccination urbaine, interdiction de relocaliser) est déjà engagée et peu contestée.
ARage chez les animaux — cas de rage confirmés au Québec (tableau des cas 2025 et 2026) — Gouvernement du Québec (MELCCFP), 2026-10-01AOpération de type « capturer-vacciner-relâcher » en Montérégie : le Ministère intensifie ses actions en milieu urbain pour lutter contre la rage du raton laveur au Québec — MELCCFP (communiqué diffusé par CNW), 2026-10-08ALutte contre la rage du raton laveur — L'interdiction de transporter certains animaux et les restrictions liées à leur réhabilitation sont prolongées et étendues — MELCCFP (communiqué diffusé par CNW), 2026-10-01

Points de surveillance

PointDonnée suivieCadenceSeuilRéponse convenue
Occupation des urgencesRelevé quotidien de la situation à l'urgence du MSSS (taux d'occupation des civières, patients de plus de 48 h), ensemble du Québec et par régionHebdomadaire ; quotidienne en saison respiratoireMoyenne provinciale sur sept jours au-dessus de 125 % hors saison, ou au-dessus de 140 % en saison (seuils proposés)à convenir
Grippe aviaire dans les élevagesPages de l'ACIA « Status by province » et « Investigations and orders » : lieux infectés actifs au Québec, nouveaux lieux au Canada ; résultats des tests du laitHebdomadairePremier lieu infecté au Québec de la saison ; toute détection chez un mammifère d'élevage au Canada ; tout cas humain canadienà convenir
Rougeole au Québec et chez les voisinsPage « Éclosion de rougeole » de Québec.ca et tableaux de l'ASPC ; bilans de l'État de New York et de l'OntarioHebdomadaireNouvelle éclosion déclarée au Québec, ou plus de 10 cas dans une même région en un mois (seuil proposé)à convenir
Urgences de portée internationale et alertes de l'OMSDisease Outbreak News et comités d'urgence de l'OMS (Ebola en RDC, événements inexpliqués comme la peste en Sibérie) ; page de l'ECDC sur l'EbolaHebdomadaireNouvelle urgence de portée internationale ; cas importé d'Ebola hors d'Afrique ; refus persistant d'un État de répondre à l'OMSà convenir
Plan québécois de préparation à une pandémiePublications de Santé Québec et du MSSS ; rapport de suivi annuel du Protecteur du citoyen (septembre)MensuellePublication du plan ; ou absence de publication au 31 mars 2027, qui confirmerait l'enlisementà convenir
Vaccins et médicamentsDécision de l'ASPC sur le rachat des vaccins H5N1 ; liste des pénuries de niveau 3 de Santé Canada ; enquête de couverture vaccinale de l'INSPQMensuelle ; enquête tous les deux ansRachat annoncé avec allocation au Québec ; nouvel antibiotique en pénurie de niveau 3 ; couverture à deux doses sous 85 % à 2 ansà convenir
Résistance aux antibiotiques au QuébecRapports annuels de surveillance de l'INSPQ (ERV, SARM, bacilles producteurs de carbapénémases) et rapport SCSRA de l'ASPCAnnuelle (mai et décembre)Nouvelle hausse significative du taux d'acquisition d'ERV ou de carbapénémases ; premier échec de traitement documenté au Québecà convenir
Rage du raton laveurTableau des cas confirmés et carte des spécimens du MELCCFP (cas par région et par espèce, municipalités) ; communiqués d'opérationsHebdomadaire d'avril à novembre, mensuelle l'hiverPremier cas sur l'île de Montréal ou à Laval ; premier cas chez un chien ; mois à plus de 70 cas (record d'août 2026) ; ou retard de plus d'un mois dans la mise à jour du tableauà convenir

Liens proposés avec d’autres rhinocéros

Ces liens ne comptent pas tant qu’ils ne sont pas cotés dans la matrice.

Jugements

D’ici 2 ans
Possible
D’ici 10 ans
Probable
Connaissances
Moyenne
Justification
La probabilité porte sur une pandémie ou une épidémie qui mette le réseau québécois sous tension au-delà d'un hiver ordinaire. Sur 0–2 ans : possible ; les précurseurs sont nombreux (Ebola en RDC, H5N1 dans les élevages, rougeole endémique, peste en Sibérie), mais le risque pour la population est jugé faible par les évaluations officielles pour chacun d'eux pris séparément. Sur 2–10 ans : probable, parce que la fréquence des émergences augmente et que l'antibiorésistance, elle, est quasi certaine de s'aggraver (26 % à 40 % de résistance de première ligne au Canada d'ici 2050). Importance 4 : le précédent de 2020 a tué 5 718 personnes au Québec en quatre mois et le réseau est moins capable aujourd'hui qu'alors de prendre un choc (occupation de 128 %). Connaissances moyennes : la surveillance des agents est bonne et publique ; la capacité réelle du réseau, le contenu du plan non publié et l'état de la réserve fédérale sont mal connus ; le classement du rhinocéros dans les référentiels mondiaux (WEF, ONU) n'a pu être lu que par extraits.

Limites de cette fiche

Dans les bulletins

Signaux de la collecte

Les signaux que vous avez rejetés n’apparaissent pas ; ceux que vous avez corrigés figurent sous le rhinocéros que vous avez indiqué.

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No 12 : Pandémie, zoonoses et antibiorésistance — CASSANDRE