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CASSANDREBulletin Rhinocéros gris

Troupeau / Géoéconomie / No 01

Protectionnisme américain et révision de l'ACEUM

Les États-Unis taxent ou bloquent une part croissante des produits québécois et refusent de renouveler l'ACEUM, l'accord qui exemptait jusqu'ici la plupart des exportations. Le Québec, qui vend environ 70 % de ses marchandises exportées aux États-Unis, est frappé plus fort que la moyenne canadienne à cause de l'aluminium, de l'acier et du bois.

Fiche en brouillon · v0.4 · 12 octobre 2026Qui charge

Appuyé par : WEF 2 ans (1er) · Allianz · MGI

5importance sur 5 Proposé
Panique · proposé
10priorité sur 25

Brouillon rédigé par Claude à partir de sources publiques. Chaque fait renvoie à sa source ; les jugements et le stade de réponse sont des propositions à valider.

Ce que ça veut dire

Pour la province
Le choc n'est plus une hypothèse : depuis le 22 août 2026, l'exemption de l'ACEUM ne protège plus tous les produits et l'accord lui-même est réexaminé chaque année. Le cadre budgétaire d'août suppose des tarifs stables ; il faut le refaire avec un scénario d'escalade, en ciblant les quatre régions très vulnérables. La diversification avance, mais trop lentement pour compenser à court terme : d'ici là, les aides et la commande publique servent de pont.
Pour une municipalité
À vérifier : quels employeurs locaux vendent aux États-Unis et si leurs produits sont visés (acier, aluminium, bois, meubles, bateaux, fromages, papier) ; quels contrats municipaux comptent des fournisseurs ou des matériaux américains, maintenant surtaxés de 15 % à 50 % ; et ce que les règles d'achat modifiées le 8 septembre 2026 exigent de la municipalité. À préparer : un scénario de mises à pied chez le principal employeur (relais vers les programmes d'aide, services aux travailleurs), une révision des coûts et des échéanciers des chantiers, et une personne chargée de suivre les changements de tarifs.

Fiabilité des sources : A source primaire officielle · B média reconnu ou institution · C source secondaire · D non vérifiable

Stress chroniques

Les tendances de fond qui fragilisent le Québec au quotidien ou de façon cyclique, et qui aggravent l’effet d’un choc.

Chocs et événements récents

Un choc est un événement soudain qui frappe ou menace. Les autres événements datés (décisions, annonces) sont notés à part.

Quand les chocs rencontrent les stress

Les chocs de l'été 2026 (refus de renouveler l'accord, tarifs de 50 %, interdictions d'importer) tombent sur une économie déjà fragilisée par des stress anciens : sept dollars d'exportation sur dix dépendent d'un seul client, le Québec paie un taux tarifaire plus de deux fois supérieur à la moyenne canadienne, et la fabrication perdait déjà 11 000 emplois avant la vague d'août. Ces stress multiplient l'effet de chaque choc dans les villes où une ou deux usines font vivre la communauté ; la barrière d'environ 45 % sur le bois d'œuvre y pèse depuis un an. La hausse des ventes vers les autres pays joue en sens inverse, mais à partir d'une base plus petite. L'arrêt de l'usine de Témiscaming, le 6 octobre 2026, est le premier cas repéré par la veille d'une fermeture attribuée explicitement aux tarifs dans une ville mono-industrielle : c'est le scénario que les stress rendaient prévisible. Semaine du 12 octobre : la perte de 49 000 emplois au Québec en septembre arrive pendant que Washington dit ne rien concéder et que les négociations restent suspendues ; elle tombe sur le même stress de dépendance à un seul client. La part de ces pertes due aux tarifs n'est pas établie par les sources lues. Le peu de demandes pour l'aide de Québec, s'il se confirme, voudrait dire que l'amortisseur prévu ne joue pas encore. Lecture proposée

Canaux de transmission vers le Québec

CanalMécanismeIntensité
CommerceLes droits américains (50 % sur l'acier et l'aluminium, environ 45 % sur le bois d'œuvre, 50 % sous l'article 338) et les interdictions d'importation réduisent les ventes des usines québécoises. En retour, les surtaxes canadiennes de 15 % à 50 % renchérissent les intrants et les équipements achetés aux États-Unis.
ATarifs douaniers américains et mesures tarifaires canadiennes en vigueur — Gouvernement du Québec, 2026-09-23BU.S. Tariffs on Canadian Imports: Section 338 of the Tariff Act of 1930 (R49349) — Congressional Research Service (copie EveryCRSReport), 2026-09-14
Forte
FinanceL'incertitude sur l'ACEUM, maintenant réexaminé chaque année, pèse sur l'investissement et les exportations, et des entreprises déplacent déjà de la production aux États-Unis. Le ralentissement réduit les revenus de l'État : le ministère des Finances chiffre à 11,9 G$ sur cinq ans la détérioration du solde budgétaire en cas d'escalade du conflit.Forte
PersonnesLes mises à pied dans les usines touchées déplacent des travailleurs vers d'autres secteurs ou d'autres régions, ce qui complique une reprise future. Les déplacements vers les États-Unis ont aussi chuté : les retours de résidents canadiens ont reculé de 25,4 % en 2025.Moyenne
InformationDes mesures majeures sont annoncées par messages sur les réseaux sociaux avant tout texte officiel (50 % sur les automobiles le 24 août, menace contre Bombardier le 7 septembre). Les entreprises et les pouvoirs publics doivent décider sans savoir ce qui sera réellement appliqué, ni quand.Moyenne

Fonctions exposées

Plus une fonction dispose de manières distinctes d’être assurée, moins elle est exposée.

Stade de réponse

Proposé : panique. Jugement : la réponse québécoise est réelle mais se fait dans l'urgence, après chaque escalade. Faits : deux programmes d'aide annoncés le 22 août 2026, jour de l'entrée en vigueur des tarifs ; nouvelles règles d'achat public le 7 septembre, en pleine campagne électorale, que l'opposition qualifie d'improvisation ; cadre budgétaire d'août qui suppose encore des tarifs stables. La dépendance de fond (69,8 % des exportations) recule lentement.

Ce qui freine la réponse

Freins psychologiques
L'idée que l'ACEUM protège la plupart des produits a longtemps rassuré : le scénario budgétaire d'août 2026 misait encore sur des tarifs stables et sur des négociations qui réduiraient l'incertitude. L'article 338, sans exemption, a montré que cette protection peut tomber du jour au lendemain.
Freins organisationnels
La politique commerciale relève d'Ottawa ; le Québec n'agit que par ses aides, ses achats publics et la prospection de marchés. Il n'existe pas de données d'échanges avec les États-Unis par région, ce qui empêche de mesurer l'exposition locale avec précision. La diversification est lente et coûteuse.
Freins politiques
Élection générale le 5 octobre 2026 : les décisions se prennent en campagne. Québec et Ottawa divergent sur la riposte (ciblée ou dollar pour dollar). Le déficit prévu de 7,7 G$ limite les moyens.

Définitions concurrentes du problème

Gouvernement fédéral (Mark Carney, Dominic LeBlanc)
Une attaque économique : le Canada réplique « dollar pour dollar », soutient les entreprises et les travailleurs touchés et mise sur la diversification des marchés ; il ne signera pas un mauvais accord.
Gouvernement du Québec (Christine Fréchette)
Un choc qui touche d'abord les entreprises d'ici : la riposte doit être ciblée pour ne pas pénaliser les fabricants québécois, et l'État doit acheter québécois et aider les PME à s'ajuster.
Administration américaine (Donald Trump, Jamieson Greer)
Le Canada discrimine les produits américains (alcool, produits laitiers, véhicules) et l'accord entretient un déficit commercial : il faut des ententes bilatérales séparées et une production installée aux États-Unis.
BTarifs : Québec annonce de nouvelles mesures — Radio-Canada, 2026-09-07BTarifs : Fréchette réclame une riposte « stratégique » — Radio-Canada, 2026-08-23ARapport préélectoral sur l'état des finances publiques du Québec – Août 2026 — Ministère des Finances du Québec, 2026-08-17BGuerre commerciale : le Canada veut protéger son économie — Radio-Canada, 2026-08-25AAmbassador Greer Issues Statement on the USMCA Joint Review — Office of the United States Trade Representative, 2026-07-01BFifty Percent Section 338 Tariffs on Many Canadian Goods Effective August 22 — Davis Wright Tremaine, 2026-08-27B‘Sir, we are sorry:’ Trump expects Canada to cave as import ban takes effect — BNN Bloomberg, 2026-09-29

Possible adjacent

Ce qui est atteignable en un pas depuis la situation actuelle, du côté des menaces comme du côté des ouvertures.

Menace à un pasActif

Au 1er janvier 2027, les droits américains montent à 50 % sur les automobiles et les pièces canadiennes, à 30 % sur les meubles rembourrés et à 50 % sur les armoires de cuisine.

Échéance
1er janvier 2027
Pour qui
Fabricants de meubles, d'armoires et de pièces de véhicules, surtout en Chaudière-Appalaches, au Centre-du-Québec, en Montérégie et dans les Laurentides.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Annonce de Donald Trump du 24 août 2026 (50 % sur les automobiles, l'acier et les pièces dès le 1er janvier 2027) et hausse déjà inscrite au calendrier américain pour les meubles rembourrés et les armoires.
Possible
Oui. La hausse sur les meubles et les armoires est déjà prévue dans les textes ; celle sur les automobiles est annoncée mais pas encore officialisée.
Faisable
Oui. Ces droits reposent sur l'article 232 (sécurité nationale), que le jugement de la Cour suprême de février 2026 n'a pas touché.
Acceptable
Contesté aux États-Unis par les secteurs qui dépendent des pièces et des produits canadiens, sans effet jusqu'ici sur les décisions (jugement).
BTrump slams Canada with new 50 percent auto tariffs from January — Al Jazeera, 2026-08-24AMises à jour portant sur le bois d'œuvre résineux — Affaires mondiales Canada, 2026-06-30
Menace à un pasActif

Washington bloque ou surtaxe la vente d'avions Bombardier aux États-Unis, ce qui frappe le premier produit d'exportation du Québec.

Échéance
Indéterminée ; à surveiller à chaque nouvelle escalade d'ici la fin de 2026.
Pour qui
Grappe aéronautique de Montréal, des Laurentides et de la Montérégie. Bombardier tire 56 % de son chiffre d'affaires des États-Unis et représente 5 % de la valeur des exportations du Québec.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Menace publique de Donald Trump, le 7 septembre 2026, d'interdire la vente des appareils de Bombardier aux États-Unis si l'entreprise n'y fabrique pas ses avions.
Possible
Oui. Les interdictions d'importation du 29 septembre montrent que Washington passe des droits aux blocages.
Faisable
Incertain. Aucune base juridique n'a été précisée et des analystes doutent qu'une interdiction visant une entreprise soit légale.
Acceptable
Peu acceptable pour les fournisseurs américains : Bombardier dit dépenser plus de 2,5 G$ US par année auprès d'environ 2 800 fournisseurs dans 47 États.
BTrump threatens to block Canada's Bombardier sales unless planes made in US — Al Jazeera, 2026-09-07BBombardier et contre-tarifs : le Québec paie cher — Radio-Canada, 2026-09-08ACommerce international de marchandises et balance commerciale. Faits saillants 2025 — Institut de la statistique du Québec, 2026-03-30BBombardier caught in the crossfire of escalating U.S.-Canada trade feud — CBS News
Menace à un pasActif

Les États-Unis concluent une entente séparée avec le Mexique, et le Canada se retrouve seul face à Washington pour la suite de l'ACEUM.

Échéance
D'ici la fin de 2026 ; prochain examen annuel de l'accord le 1er juillet 2027.
Pour qui
Tous les exportateurs québécois qui comptent sur l'exemption de l'ACEUM ; les négociateurs fédéraux perdent un allié.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Refus américain de renouveler l'accord le 1er juillet 2026 et négociations bilatérales États-Unis–Mexique, dont une quatrième ronde prévue les 28 et 29 septembre 2026 à Washington.
Possible
Oui. Le représentant américain au Commerce dit viser des ententes distinctes avec le Mexique et avec le Canada d'ici la fin de l'année.
Faisable
Oui pour le Mexique, qui négocie officiellement depuis des mois et dit progresser. Avec le Canada, les négociations sont suspendues depuis le 21 août 2026 ; il reste des contacts, sans table officielle.
Acceptable
Le Canada et le Mexique réclament tous deux des discussions à trois ; une entente séparée affaiblirait la position canadienne.
BWashington espère proposer des options sur l'ACEUM au Canada avant la fin de l'année — Radio-Canada, 2026-07-22BU.S., Mexico report progress in USMCA talks, schedule September round — Inside U.S. Trade
Menace à un pasActif

Washington ajoute de nouveaux produits québécois à la liste des tarifs de 50 % ou des interdictions d'importation, en réponse aux contre-tarifs canadiens.

Échéance
En continu. Le président Trump dit attendre un recul du Canada dans les trois à quatre semaines suivant le 29 septembre 2026, soit d'ici la fin d'octobre 2026.
Pour qui
PME exportatrices de biens de consommation et de produits transformés (meubles, bateaux, fromages, papier, plastiques), notamment en Mauricie, au Centre-du-Québec et en Chaudière-Appalaches.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Précédent des 8, 15 et 29 septembre 2026 : après la riposte canadienne, la liste de l'article 338 a été élargie (fromages, meubles, bateaux, profilés d'aluminium, papier) et des interdictions d'importation sont entrées en vigueur. Au 8 octobre 2026, le représentant américain au commerce dit maintenir sa position sans concession (source à confirmer).
Possible
Oui. Le mécanisme a déjà servi deux fois en six semaines et s'ajoute désormais aux droits sectoriels, pour un cumul pouvant atteindre 100 % sur certains produits.
Faisable
Oui. L'article 338 permet des droits allant jusqu'à 50 % et l'exclusion de produits, sans exemption pour les produits conformes à l'ACEUM.
Acceptable
Contesté au Congrès, où des élus proposent d'abroger ou d'encadrer ce pouvoir ; rien n'est adopté.
BFrom Duties to Import Bans: President Trump Escalates Section 338 Actions Against Canadian Goods — Troutman Pepper Locke, 2026-09-10BU.S. Tariffs on Canadian Imports: Section 338 of the Tariff Act of 1930 (R49349) — Congressional Research Service (copie EveryCRSReport), 2026-09-14BRiposte tarifaire : d'autres entreprises de la région touchées par les tarifs — Radio-Canada, 2026-09-09
Ouverture à un pasActif

Faire de la commande publique québécoise un débouché de rechange pour les fabricants qui perdent le marché américain.

Échéance
Règlement municipal en vigueur jusqu'au 5 mars 2027, selon l'information repérée (à confirmer dans le texte officiel).
Pour qui
PME manufacturières québécoises (meuble, produits métalliques, matériaux) ; les municipalités, à la fois acheteuses et tenues d'appliquer les règles.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Décret du gouvernement du Québec du 7 septembre 2026 : appels d'offres pouvant être réservés aux entreprises du Québec ou du Canada, marge préférentielle de 15 %, et 15 % de matériaux québécois ou canadiens exigés dans les contrats de construction de moins de 9,2 M$.
Possible
Oui. Les règles sont en vigueur et ont été étendues aux organismes municipaux le 8 septembre 2026.
Faisable
En partie. Les règles s'appliquent sous les seuils des accords commerciaux, et les acheteurs doivent adapter leurs devis ; le volume de la commande publique ne remplace pas le marché américain.
Acceptable
Oui pour les fabricants d'ici ; risque de prix plus élevés pour les acheteurs publics (jugement).
Ce que ça ajoute
Ajoute une manière d'assurer l'emploi manufacturier : un débouché intérieur qui ne dépend pas de la frontière. Gain modeste en volume, mais immédiat.
AGuerre tarifaire avec les États-Unis - Le gouvernement du Québec annonce de nouvelles mesures pour protéger et diversifier l'économie — Gouvernement du Québec (communiqué diffusé par Cision), 2026-09-07AMuni-Express no 2 (6 mars 2025, mis à jour le 8 septembre 2026) : Règlement imposant des conditions à l'attribution de certains contrats d'approvisionnement par des organismes municipaux — Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, 2026-09-08
Ouverture à un pasActif

Accélérer les ventes hors des États-Unis en s'appuyant sur le nouveau fonds fédéral de diversification et sur l'élan déjà mesuré.

Échéance
Ottawa vise la signature d'accords avec le Mercosur, l'ASEAN et l'Inde d'ici la fin de 2026 ; les modalités du fonds restent à préciser.
Pour qui
D'abord les producteurs de métaux et de minerais ; ensuite les PME transformatrices, qui ont besoin d'accompagnement pour y arriver.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Annonce fédérale du 25 août 2026 (fonds de diversification de 2 G$ pour les entreprises touchées) et hausse de 15,0 % des exportations québécoises hors États-Unis sur les sept premiers mois de 2026.
Possible
Oui. Les alumineries ont déjà réorienté une partie de leurs ventes vers l'Europe.
Faisable
Lent et coûteux, selon Desjardins. Les produits transformés, conçus pour des chaînes nord-américaines, trouvent difficilement d'autres acheteurs.
Acceptable
Oui. La diversification est défendue par Ottawa comme par Québec.
Ce que ça ajoute
Ajoute des marchés de rechange outre-mer pour l'emploi manufacturier. Gain fort pour l'aluminium et le fer, faible à court terme pour les produits transformés.
BGuerre commerciale : le Canada veut protéger son économie — Radio-Canada, 2026-08-25AHausse de 7,2 % des exportations internationales de marchandises du Québec en juillet 2026 — Institut de la statistique du Québec (communiqué diffusé par Cision), 2026-09-18BLe Canada espère conclure trois accords commerciaux cette année — Acadie Nouvelle, 2026-05-02
Ouverture à un pasActif

Diriger les PME touchées vers les marchés des autres provinces avec l'aide du nouveau groupe tactique.

Échéance
Aucune échéance annoncée ; la suite dépend du gouvernement élu le 5 octobre 2026.
Pour qui
PME manufacturières ; les services de développement économique des municipalités et des MRC peuvent y diriger leurs entreprises.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Création, annoncée le 7 septembre 2026, d'un groupe tactique piloté par Investissement Québec International pour aider les PME à percer les marchés des autres provinces.
Possible
Oui. Le groupe est annoncé et les entreprises peuvent y faire appel.
Faisable
En partie. L'Ontario reçoit 58,9 % des exportations interprovinciales du Québec (2022) et subit le même choc : ce débouché est exposé au même risque.
Acceptable
Oui.
Ce que ça ajoute
Ajoute un marché de rechange proche et sans droits de douane. Gain limité, car ce marché est lui-même touché par la guerre commerciale.
AGuerre tarifaire avec les États-Unis - Le gouvernement du Québec annonce de nouvelles mesures pour protéger et diversifier l'économie — Gouvernement du Québec (communiqué diffusé par Cision), 2026-09-07ARapport préélectoral sur l'état des finances publiques du Québec – Août 2026 — Ministère des Finances du Québec, 2026-08-17
Ouverture à un pasActif

Obtenir du prochain gouvernement un plan de soutien propre aux régions et aux municipalités les plus exposées, pendant que le sujet est au centre de la campagne.

Échéance
Les 100 premiers jours du nouveau gouvernement, soit jusqu'à la mi-janvier 2027 ; l'attention politique retombe ensuite (jugement).
Pour qui
Municipalités et MRC des régions très vulnérables (Saguenay–Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Laurentides) et leurs associations.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Campagne électorale en cours (scrutin du 5 octobre 2026) et demande de la Fédération québécoise des municipalités, le 27 août 2026, que les partis précisent leurs engagements face aux tarifs. Réalisé depuis : élection du 5 octobre 2026 d'un gouvernement minoritaire du Parti québécois, qui a promis un changement d'approche dans le conflit commercial et un soutien aux PME, et qui dit vouloir collaborer à la pièce avec les oppositions.
Possible
Oui. Un nouveau mandat commence et les partis sont appelés à s'engager publiquement.
Faisable
Limité par les finances (déficit prévu de 7,7 G$, provision de 2,0 G$ en 2026-2027) et par le statut minoritaire du gouvernement, qui devra négocier ses mesures avec les oppositions (jugement).
Acceptable
Oui. La demande vient du milieu municipal et vise des régions clairement identifiées.
Ce que ça ajoute
Gain indirect : des plans régionaux préparés d'avance (reconversion, maintien des compétences, relève des revenus) organisent les voies de rechange avant la prochaine escalade.
CCampagne électorale 2026 : la FQM veut des engagements contre les tarifs américains — Mon Témiscouata, 2026-08-27ARapport préélectoral sur l'état des finances publiques du Québec – Août 2026 — Ministère des Finances du Québec, 2026-08-17BPSPP ne formera pas de gouvernement de coalition — Radio-Canada, 2026-10-06BNouveau gouvernement | Le Parti québécois respectera-t-il ces cinq promesses économiques ? — La Presse, 2026-10-07
Ouverture à un pasActif

L'usine arrêtée de Témiscaming est reprise par une coalition locale (cadres, travailleurs syndiqués, Premières Nations), ce qui garde l'outil de production dans la communauté.

Échéance
Quelques mois : plus l'arrêt dure, plus les travailleurs qualifiés partent et plus la remise en marche coûte cher (jugement).
Pour qui
Les 400 travailleurs touchés, la Ville de Témiscaming, les Premières Nations de la région ; le gouvernement du Québec et Ottawa comme bailleurs possibles.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Arrêt de l'usine par Rayonier le 6 octobre 2026, puis annonce du 9 octobre par Unifor d'une coalition locale qui cherche à l'acquérir.
Possible
Oui : la coalition existe et le syndicat l'appuie publiquement.
Faisable
Incertain : aucune offre formelle n'est confirmée, le financement n'est pas connu et le marché américain du carton reste frappé par les tarifs (jugement).
Acceptable
Vraisemblablement oui dans une ville qui dépend de cette usine ; l'accord du propriétaire n'est pas acquis (jugement).
Ce que ça ajoute
Une deuxième manière de garder l'activité : la propriété locale, à côté du propriétaire américain.
BTémiscaming, Que. stakeholders making push to acquire idled Rayonier pulp and paper mill — Northern Ontario Business, 2026-10-09BUnifor backs local coalition effort to buy shuttered RYAM mill in Témiscaming — BayToday, 2026-10-09

Points de surveillance

PointDonnée suivieCadenceSeuilRéponse convenue
Régime tarifaire en vigueurPage « Tarifs douaniers américains et mesures tarifaires canadiennes en vigueur » du gouvernement du Québec (date de mise à jour et contenu)HebdomadaireTout nouveau produit ou secteur taxé, toute nouvelle interdiction d'importation, ou l'officialisation du 50 % sur les automobiles au 1er janvier 2027à convenir
Exportations du Québec vers les États-Unis et vers les autres paysCommuniqué mensuel de l'Institut de la statistique du Québec sur les exportations internationales de marchandises (variation cumulative vers les États-Unis et hors États-Unis)MensuelleRecul cumulatif de plus de 10 % vers les États-Unis, ou arrêt de la croissance des ventes hors États-Unis (seuil proposé)à convenir
Emploi manufacturier au QuébecEnquête sur la population active de Statistique Canada, emploi dans la fabrication au Québec ; note mensuelle de l'emploi de l'Institut du QuébecMensuellePerte de plus de 20 000 emplois manufacturiers sur un an, ou fermeture annoncée d'une usine dans une région très vulnérable (seuil proposé)à convenir
Suite de l'ACEUMCommuniqués du représentant américain au Commerce (USTR) et d'Affaires mondiales Canada ; état des négociations États-Unis–Mexique et États-Unis–CanadaHebdomadaireAnnonce d'une entente bilatérale États-Unis–Mexique, reprise officielle des négociations Canada–États-Unis, ou dépôt de propositions américaines d'ici la fin de 2026 ; examen annuel du 1er juillet 2027à convenir
Droits sur le bois d'œuvrePage « Mises à jour portant sur le bois d'œuvre résineux » d'Affaires mondiales Canada : résultats définitifs du 7e examen administratif (taux « toutes les autres entreprises »)Mensuelle, et à chaque publicationTaux combiné définitif différent de 35,16 % (attendu au plus tard en octobre 2026)à convenir
Finances publiques du QuébecMise à jour économique et financière d'automne et rapports mensuels du ministère des Finances : solde budgétaire 2026-2027 et utilisation de la provision pour éventualitésTrimestrielleDéficit 2026-2027 révisé au-delà de 7,7 G$, ou provision de 2,0 G$ entamée à cause du conflit commercialà convenir

Liens proposés avec d’autres rhinocéros

Ces liens ne comptent pas tant qu’ils ne sont pas cotés dans la matrice.

Jugements

D’ici 2 ans
Quasi certain
D’ici 10 ans
Probable
Connaissances
Moyenne
Justification
Sur 0–2 ans, le risque est déjà réalisé et s'aggrave (trois escalades américaines entre le 22 août et le 29 septembre 2026). Sur 2–10 ans, la persistance est jugée probable : l'accord n'est pas renouvelé et prend fin en 2036 sans entente, mais une négociation peut encore aboutir. Les faits sur le régime tarifaire sont bien établis par des sources officielles ; la mesure des effets au Québec s'arrête à juillet 2026 et les effets régionaux reposent sur des estimations.

Limites de cette fiche

Dans les bulletins

Signaux de la collecte

Les signaux que vous avez rejetés n’apparaissent pas ; ceux que vous avez corrigés figurent sous le rhinocéros que vous avez indiqué.

Voir les 18 autres signaux

Journal de la fiche

No 1 : Protectionnisme américain et révision de l'ACEUM — CASSANDRE