Les États-Unis taxent ou bloquent une part croissante des produits québécois et refusent de renouveler l'ACEUM, l'accord qui exemptait jusqu'ici la plupart des exportations. Le Québec, qui vend environ 70 % de ses marchandises exportées aux États-Unis, est frappé plus fort que la moyenne canadienne à cause de l'aluminium, de l'acier et du bois.
Fiche en brouillon · v0.4 · 12 octobre 2026Qui charge
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Brouillon rédigé par Claude à partir de sources publiques. Chaque fait renvoie à sa source ; les jugements et le stade de réponse sont des propositions à valider.
Ce que ça veut dire
Pour la province
Le choc n'est plus une hypothèse : depuis le 22 août 2026, l'exemption de l'ACEUM ne protège plus tous les produits et l'accord lui-même est réexaminé chaque année. Le cadre budgétaire d'août suppose des tarifs stables ; il faut le refaire avec un scénario d'escalade, en ciblant les quatre régions très vulnérables. La diversification avance, mais trop lentement pour compenser à court terme : d'ici là, les aides et la commande publique servent de pont.
Pour une municipalité
À vérifier : quels employeurs locaux vendent aux États-Unis et si leurs produits sont visés (acier, aluminium, bois, meubles, bateaux, fromages, papier) ; quels contrats municipaux comptent des fournisseurs ou des matériaux américains, maintenant surtaxés de 15 % à 50 % ; et ce que les règles d'achat modifiées le 8 septembre 2026 exigent de la municipalité. À préparer : un scénario de mises à pied chez le principal employeur (relais vers les programmes d'aide, services aux travailleurs), une révision des coûts et des échéanciers des chantiers, et une personne chargée de suivre les changements de tarifs.
Fiabilité des sources : A source primaire officielle · B média reconnu ou institution · C source secondaire · D non vérifiable
Stress chroniques
Les tendances de fond qui fragilisent le Québec au quotidien ou de façon cyclique, et qui aggravent l’effet d’un choc.
Part des États-Unis dans les exportations internationales de marchandises du Québec2025 · ↘ en baisse
69,8 % en 2025 (84,8 G$ sur 121,6 G$) ; 73,3 % en 2024
La dépendance recule, mais surtout parce que les ventes aux États-Unis baissent (−6,9 % en 2025). Sept dollars sur dix exportés dépendent encore d'un seul client.
Seuil : Seuil proposé par l'analyste : part sous 65 %, signe d'une diversification durable (non franchi)
Taux tarifaire effectif moyen des États-Unis sur les exportations du Québec, comparé au Canada2026-04 · ↗ en hausse
7,7 % au Québec contre 3,6 % au Canada (avril 2026)
Le Québec paie plus du double de la moyenne canadienne, parce que les droits visent des secteurs où il est très présent (aluminium, bois d'œuvre). Cette mesure date d'avant les tarifs du 22 août 2026 : le taux actuel est vraisemblablement plus élevé.
Seuil : Taux québécois au moins deux fois plus élevé que le taux canadien Franchi
Part des exportations québécoises vers les États-Unis frappées par un tarif2026-05 · ↗ en hausse
24,2 % depuis le 6 avril 2026 (17,4 % avant), selon Desjardins
L'exemption de l'ACEUM protège de moins en moins : près d'un produit exporté sur quatre était déjà taxé au printemps, avant même les tarifs de l'article 338, qui s'appliquent aussi aux produits conformes à l'accord.
Exportations du Québec vers les États-Unis et vers les autres pays, cumul de janvier à juillet 20262026-07 · ↘ en baisse
−6,3 % vers les États-Unis ; +15,0 % vers les autres pays (par rapport aux mêmes mois de 2025)
Les ventes aux États-Unis reculent pour une deuxième année, pendant que les ventes ailleurs augmentent vite mais à partir d'une base plus petite. Ces chiffres ne captent pas encore les tarifs du 22 août ni les interdictions du 29 septembre.
Seuil : Seuil proposé par l'analyste : recul cumulatif de plus de 10 % vers les États-Unis (non franchi)
Emploi manufacturier au Québec, variation sur un an2026-07 · ↘ en baisse
−11 000 emplois (moyenne de mai à juillet 2026 par rapport à la même période de 2025)
La fabrication perd des emplois avant même la vague de tarifs d'août. Les pertes se concentrent dans des villes où une ou deux usines font vivre la communauté.
Seuil : Seuil proposé par l'analyste : perte de plus de 20 000 emplois manufacturiers sur un an (non franchi)
Barrière américaine totale sur le bois d'œuvre résineux québécois2026-06 · → stable
Environ 45 % : 35,16 % de droits antidumping et compensateurs (taux « toutes les autres entreprises ») plus 10 % de tarif de sécurité nationale
Les droits ont doublé en août 2025, puis un tarif de 10 % s'est ajouté en octobre 2025. Les scieries et, en amont, les entreprises forestières des régions ressources portent ce coût depuis un an.
Seuil : Résultats définitifs du 7e examen administratif : un taux combiné différent de 35,16 % change la donne (les résultats préliminaires pointent vers environ 25 %)
Un choc est un événement soudain qui frappe ou menace. Les autres événements datés (décisions, annonces) sont notés à part.
11 octobre 2026Événement
Les programmes d'aide de Québec aux entreprises semblent peu demandés
Selon le Journal de Montréal, les programmes d'aide créés par Québec pour les entreprises touchées par la guerre commerciale semblent peu populaires pour le moment. Constat tiré du titre et de l'extrait seulement ; les raisons ne sont pas connues.
Emploi de septembre : 49 000 emplois perdus au Québec, 68 000 au Canada
Le Québec a perdu 49 000 emplois en septembre, le pire bilan des provinces, dont 43 000 à temps plein ; son taux de chômage monte à 6 %. Le Canada en a perdu 68 000 après 42 000 en août (chômage à 6,5 %). L'extrait lu ne ventile pas ces pertes par secteur : la part due aux tarifs n'est pas établie. Le Globe and Mail cite les tarifs américains parmi les vents contraires et rappelle que les négociations sont suspendues depuis août.
Une coalition locale veut racheter l'usine arrêtée de Témiscaming
Des cadres locaux de l'usine, des travailleurs syndiqués et des Premières Nations de la région cherchent à acquérir l'usine de pâte et de carton arrêtée par Rayonier ; Unifor appuie la démarche. Quatre cents travailleurs sont touchés, dont 300 syndiqués. La démarche en est à ses débuts : aucune offre formelle n'est confirmée.
Le Conseil canadien des affaires : l'incertitude freine l'investissement
Le Conseil canadien des affaires estime que l'incertitude qui enveloppe les relations commerciales canado-américaines freine l'investissement des deux côtés de la frontière et plaide pour une reprise des négociations.
Washington dit maintenir sa position, sans entente ni concession tarifaire
Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, affirme que les États-Unis maintiennent leur position de négociation avec le Canada et qu'ils ne sont « pas enclins à ramener les tarifs à zéro ». Propos tenus à CNBC et rapportés par un site peu connu qui cite Reuters : à confirmer par une source primaire.
Un candidat républicain au Sénat du Michigan appelle à la fin de la guerre commerciale
Mike Rogers, candidat républicain au Sénat, affirme dans une publicité que le Canada n'est pas l'ennemi des États-Unis et qu'il faut mettre fin à la guerre tarifaire. Premier signe repéré dans la collecte d'une prise de distance au sein du parti du président, dans un État frontalier.
Rayonier Advanced Materials a cessé la production de son usine de carton de Témiscaming, comme elle l'avait annoncé en août. L'entreprise attribue la fermeture aux tarifs américains, qui rendent selon elle l'activité non viable.
Élection d'un gouvernement minoritaire du Parti québécois
Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon forme un gouvernement minoritaire. Le premier ministre désigné dit qu'il collaborera à la pièce avec les oppositions, sans alliance formelle ni coalition. En campagne, le parti avait promis un changement d'approche dans le conflit commercial avec les États-Unis et un soutien aux PME.
Interdiction d'importer certains produits canadiens aux États-Unis
Depuis le 29 septembre 2026, environ 1 G$ US de produits canadiens (boissons alcooliques, lactosérum, mélasse, motocyclettes de plus de 800 cc) ne peuvent plus entrer aux États-Unis. Le président Trump dit s'attendre à ce que le Canada cède d'ici trois à quatre semaines ; Ottawa répond qu'il ne s'excusera pas.
Contre-tarifs canadiens et nouvelle escalade américaine
Depuis le 8 septembre 2026, le Canada impose des surtaxes de 15 %, 25 % ou 50 % sur environ 27,6 G$ de produits américains et porte à 50 % sa surtaxe sur l'acier et l'aluminium américains. Le même jour, Washington a élargi la liste des produits taxés à 50 % (fromages, meubles, bateaux, profilés d'aluminium, papier ; en vigueur le 15 septembre) et annoncé des interdictions d'importation.
Tarifs de 50 % sur environ 20 G$ US de produits canadiens (article 338)
Annoncés le 20 juillet et entrés en vigueur le 22 août 2026 après l'échec des négociations, ces tarifs visent entre autres les boissons alcooliques, les produits laitiers, le sirop d'érable, le contreplaqué et l'équipement de hockey. C'est la première utilisation de l'article 338, et il n'y a aucune exemption pour les produits conformes à l'ACEUM.
Un tarif général de 10 % (article 301) remplace celui de l'article 122
Après l'invalidation des tarifs d'urgence (IEEPA) par la Cour suprême américaine le 20 février 2026, Washington a imposé une surtaxe temporaire de 10 % (article 122), puis l'a remplacée le 24 juillet 2026 par un tarif de 10 % fondé sur l'article 301. Les produits canadiens conformes à l'ACEUM en sont exemptés ; les droits sectoriels (acier et aluminium à 50 %, automobiles, cuivre, bois) n'ont pas été touchés par le jugement.
À l'examen conjoint du 1er juillet 2026, le Canada et le Mexique ont demandé une prolongation de 16 ans ; les États-Unis ont refusé de renouveler l'accord « dans sa forme actuelle ». L'accord reste en vigueur, mais il est désormais réexaminé chaque année et prend fin en 2036 sans entente. Washington négocie surtout en bilatéral avec le Mexique.
Les chocs de l'été 2026 (refus de renouveler l'accord, tarifs de 50 %, interdictions d'importer) tombent sur une économie déjà fragilisée par des stress anciens : sept dollars d'exportation sur dix dépendent d'un seul client, le Québec paie un taux tarifaire plus de deux fois supérieur à la moyenne canadienne, et la fabrication perdait déjà 11 000 emplois avant la vague d'août. Ces stress multiplient l'effet de chaque choc dans les villes où une ou deux usines font vivre la communauté ; la barrière d'environ 45 % sur le bois d'œuvre y pèse depuis un an. La hausse des ventes vers les autres pays joue en sens inverse, mais à partir d'une base plus petite. L'arrêt de l'usine de Témiscaming, le 6 octobre 2026, est le premier cas repéré par la veille d'une fermeture attribuée explicitement aux tarifs dans une ville mono-industrielle : c'est le scénario que les stress rendaient prévisible. Semaine du 12 octobre : la perte de 49 000 emplois au Québec en septembre arrive pendant que Washington dit ne rien concéder et que les négociations restent suspendues ; elle tombe sur le même stress de dépendance à un seul client. La part de ces pertes due aux tarifs n'est pas établie par les sources lues. Le peu de demandes pour l'aide de Québec, s'il se confirme, voudrait dire que l'amortisseur prévu ne joue pas encore. Lecture proposée
Canaux de transmission vers le Québec
Canal
Mécanisme
Intensité
Commerce
Les droits américains (50 % sur l'acier et l'aluminium, environ 45 % sur le bois d'œuvre, 50 % sous l'article 338) et les interdictions d'importation réduisent les ventes des usines québécoises. En retour, les surtaxes canadiennes de 15 % à 50 % renchérissent les intrants et les équipements achetés aux États-Unis.
L'incertitude sur l'ACEUM, maintenant réexaminé chaque année, pèse sur l'investissement et les exportations, et des entreprises déplacent déjà de la production aux États-Unis. Le ralentissement réduit les revenus de l'État : le ministère des Finances chiffre à 11,9 G$ sur cinq ans la détérioration du solde budgétaire en cas d'escalade du conflit.
Les mises à pied dans les usines touchées déplacent des travailleurs vers d'autres secteurs ou d'autres régions, ce qui complique une reprise future. Les déplacements vers les États-Unis ont aussi chuté : les retours de résidents canadiens ont reculé de 25,4 % en 2025.
Des mesures majeures sont annoncées par messages sur les réseaux sociaux avant tout texte officiel (50 % sur les automobiles le 24 août, menace contre Bombardier le 7 septembre). Les entreprises et les pouvoirs publics doivent décider sans savoir ce qui sera réellement appliqué, ni quand.
Plus une fonction dispose de manières distinctes d’être assurée, moins elle est exposée.
Emploi manufacturier dans les régions5 manières de l’assurer
Systèmes
Alumineries, scieries et exploitation forestière, première transformation des métaux (cuivre, fer, acier), fabrication de matériel de transport, de meubles et de produits métalliques.
Où
Très vulnérables selon Desjardins : Saguenay–Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Laurentides. Vulnérables : Montérégie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Montréal.
Manières
Vendre aux États-Unis sous l'exemption de l'ACEUM (voie principale, qui ne protège pas des droits sectoriels ni de l'article 338)
Réorienter les ventes vers l'Europe ou l'Asie (déjà amorcé pour l'aluminium brut et le minerai de fer)
Vendre aux acheteurs publics du Québec et du Canada (règles d'achat renforcées le 7 septembre 2026)
Vendre dans les autres provinces (groupe tactique piloté par Investissement Québec International)
Maintenir les emplois par les aides : programme FORCE, aide d'urgence aux PME, soutien fédéral aux travailleurs (3,5 G$)
Lecture
La dégénérescence est réelle pour l'aluminium brut, qui trouve preneur en Europe. Elle est faible pour les produits transformés, conçus pour des chaînes nord-américaines, et pour le bois d'œuvre : pour eux, les voies de rechange sont surtout des aides temporaires.
Recettes publiques et marge budgétaire4 manières de l’assurer
Systèmes
Revenus autonomes du gouvernement du Québec (impôts et taxes liés à l'activité économique) ; par ricochet, capacité de financer les programmes et les transferts aux municipalités.
Où
Ensemble du Québec.
Manières
Puiser dans la provision pour éventualités (2,0 G$ en 2026-2027)
Reporter le retour à l'équilibre budgétaire, prévu en 2029-2030, et emprunter davantage
S'appuyer sur l'aide fédérale aux entreprises et aux travailleurs (7,5 G$ annoncés le 25 août 2026)
Réduire ou reporter des dépenses
Lecture
Le cadre financier d'août 2026 prévoit un déficit de 7,7 G$ en 2026-2027 et suppose des tarifs stables ; cette hypothèse a été dépassée cinq jours après sa publication. La provision couvre un choc modeste, pas une escalade durable.
Approvisionnement des chantiers et des organismes publics4 manières de l’assurer
Systèmes
Achats d'acier, d'aluminium, d'équipements et de mobilier par les ministères, les sociétés d'État, les municipalités et leurs entrepreneurs.
Où
Ensemble du Québec ; toutes les municipalités qui ont des chantiers ou des contrats d'approvisionnement.
Manières
Acheter de fournisseurs américains (désormais surtaxés de 15 % à 50 % à l'entrée au Canada)
Acheter de fournisseurs québécois ou canadiens (appels d'offres réservés, marge préférentielle de 15 %)
Acheter de fournisseurs d'outre-mer non visés par les surtaxes
Demander une remise de surtaxe fédérale (décrets de remise en vigueur jusqu'au 1er juillet 2027 pour certains usages, dont la santé et la sécurité publique)
Lecture
Plusieurs voies existent, mais chacune coûte plus cher ou demande de refaire des devis. Le risque immédiat est une hausse de prix et des retards sur des contrats déjà signés.
Proposé : panique. Jugement : la réponse québécoise est réelle mais se fait dans l'urgence, après chaque escalade. Faits : deux programmes d'aide annoncés le 22 août 2026, jour de l'entrée en vigueur des tarifs ; nouvelles règles d'achat public le 7 septembre, en pleine campagne électorale, que l'opposition qualifie d'improvisation ; cadre budgétaire d'août qui suppose encore des tarifs stables. La dépendance de fond (69,8 % des exportations) recule lentement.
Ce qui freine la réponse
Freins psychologiques
L'idée que l'ACEUM protège la plupart des produits a longtemps rassuré : le scénario budgétaire d'août 2026 misait encore sur des tarifs stables et sur des négociations qui réduiraient l'incertitude. L'article 338, sans exemption, a montré que cette protection peut tomber du jour au lendemain.
Freins organisationnels
La politique commerciale relève d'Ottawa ; le Québec n'agit que par ses aides, ses achats publics et la prospection de marchés. Il n'existe pas de données d'échanges avec les États-Unis par région, ce qui empêche de mesurer l'exposition locale avec précision. La diversification est lente et coûteuse.
Freins politiques
Élection générale le 5 octobre 2026 : les décisions se prennent en campagne. Québec et Ottawa divergent sur la riposte (ciblée ou dollar pour dollar). Le déficit prévu de 7,7 G$ limite les moyens.
Définitions concurrentes du problème
Gouvernement fédéral (Mark Carney, Dominic LeBlanc)
Une attaque économique : le Canada réplique « dollar pour dollar », soutient les entreprises et les travailleurs touchés et mise sur la diversification des marchés ; il ne signera pas un mauvais accord.
Gouvernement du Québec (Christine Fréchette)
Un choc qui touche d'abord les entreprises d'ici : la riposte doit être ciblée pour ne pas pénaliser les fabricants québécois, et l'État doit acheter québécois et aider les PME à s'ajuster.
Le Canada discrimine les produits américains (alcool, produits laitiers, véhicules) et l'accord entretient un déficit commercial : il faut des ententes bilatérales séparées et une production installée aux États-Unis.
Ce qui est atteignable en un pas depuis la situation actuelle, du côté des menaces comme du côté des ouvertures.
Menace à un pasActif
Au 1er janvier 2027, les droits américains montent à 50 % sur les automobiles et les pièces canadiennes, à 30 % sur les meubles rembourrés et à 50 % sur les armoires de cuisine.
Échéance
1er janvier 2027
Pour qui
Fabricants de meubles, d'armoires et de pièces de véhicules, surtout en Chaudière-Appalaches, au Centre-du-Québec, en Montérégie et dans les Laurentides.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Annonce de Donald Trump du 24 août 2026 (50 % sur les automobiles, l'acier et les pièces dès le 1er janvier 2027) et hausse déjà inscrite au calendrier américain pour les meubles rembourrés et les armoires.
Possible
Oui. La hausse sur les meubles et les armoires est déjà prévue dans les textes ; celle sur les automobiles est annoncée mais pas encore officialisée.
Faisable
Oui. Ces droits reposent sur l'article 232 (sécurité nationale), que le jugement de la Cour suprême de février 2026 n'a pas touché.
Acceptable
Contesté aux États-Unis par les secteurs qui dépendent des pièces et des produits canadiens, sans effet jusqu'ici sur les décisions (jugement).
Washington bloque ou surtaxe la vente d'avions Bombardier aux États-Unis, ce qui frappe le premier produit d'exportation du Québec.
Échéance
Indéterminée ; à surveiller à chaque nouvelle escalade d'ici la fin de 2026.
Pour qui
Grappe aéronautique de Montréal, des Laurentides et de la Montérégie. Bombardier tire 56 % de son chiffre d'affaires des États-Unis et représente 5 % de la valeur des exportations du Québec.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Menace publique de Donald Trump, le 7 septembre 2026, d'interdire la vente des appareils de Bombardier aux États-Unis si l'entreprise n'y fabrique pas ses avions.
Possible
Oui. Les interdictions d'importation du 29 septembre montrent que Washington passe des droits aux blocages.
Faisable
Incertain. Aucune base juridique n'a été précisée et des analystes doutent qu'une interdiction visant une entreprise soit légale.
Acceptable
Peu acceptable pour les fournisseurs américains : Bombardier dit dépenser plus de 2,5 G$ US par année auprès d'environ 2 800 fournisseurs dans 47 États.
Les États-Unis concluent une entente séparée avec le Mexique, et le Canada se retrouve seul face à Washington pour la suite de l'ACEUM.
Échéance
D'ici la fin de 2026 ; prochain examen annuel de l'accord le 1er juillet 2027.
Pour qui
Tous les exportateurs québécois qui comptent sur l'exemption de l'ACEUM ; les négociateurs fédéraux perdent un allié.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Refus américain de renouveler l'accord le 1er juillet 2026 et négociations bilatérales États-Unis–Mexique, dont une quatrième ronde prévue les 28 et 29 septembre 2026 à Washington.
Possible
Oui. Le représentant américain au Commerce dit viser des ententes distinctes avec le Mexique et avec le Canada d'ici la fin de l'année.
Faisable
Oui pour le Mexique, qui négocie officiellement depuis des mois et dit progresser. Avec le Canada, les négociations sont suspendues depuis le 21 août 2026 ; il reste des contacts, sans table officielle.
Acceptable
Le Canada et le Mexique réclament tous deux des discussions à trois ; une entente séparée affaiblirait la position canadienne.
Washington ajoute de nouveaux produits québécois à la liste des tarifs de 50 % ou des interdictions d'importation, en réponse aux contre-tarifs canadiens.
Échéance
En continu. Le président Trump dit attendre un recul du Canada dans les trois à quatre semaines suivant le 29 septembre 2026, soit d'ici la fin d'octobre 2026.
Pour qui
PME exportatrices de biens de consommation et de produits transformés (meubles, bateaux, fromages, papier, plastiques), notamment en Mauricie, au Centre-du-Québec et en Chaudière-Appalaches.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Précédent des 8, 15 et 29 septembre 2026 : après la riposte canadienne, la liste de l'article 338 a été élargie (fromages, meubles, bateaux, profilés d'aluminium, papier) et des interdictions d'importation sont entrées en vigueur. Au 8 octobre 2026, le représentant américain au commerce dit maintenir sa position sans concession (source à confirmer).
Possible
Oui. Le mécanisme a déjà servi deux fois en six semaines et s'ajoute désormais aux droits sectoriels, pour un cumul pouvant atteindre 100 % sur certains produits.
Faisable
Oui. L'article 338 permet des droits allant jusqu'à 50 % et l'exclusion de produits, sans exemption pour les produits conformes à l'ACEUM.
Acceptable
Contesté au Congrès, où des élus proposent d'abroger ou d'encadrer ce pouvoir ; rien n'est adopté.
Faire de la commande publique québécoise un débouché de rechange pour les fabricants qui perdent le marché américain.
Échéance
Règlement municipal en vigueur jusqu'au 5 mars 2027, selon l'information repérée (à confirmer dans le texte officiel).
Pour qui
PME manufacturières québécoises (meuble, produits métalliques, matériaux) ; les municipalités, à la fois acheteuses et tenues d'appliquer les règles.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Décret du gouvernement du Québec du 7 septembre 2026 : appels d'offres pouvant être réservés aux entreprises du Québec ou du Canada, marge préférentielle de 15 %, et 15 % de matériaux québécois ou canadiens exigés dans les contrats de construction de moins de 9,2 M$.
Possible
Oui. Les règles sont en vigueur et ont été étendues aux organismes municipaux le 8 septembre 2026.
Faisable
En partie. Les règles s'appliquent sous les seuils des accords commerciaux, et les acheteurs doivent adapter leurs devis ; le volume de la commande publique ne remplace pas le marché américain.
Acceptable
Oui pour les fabricants d'ici ; risque de prix plus élevés pour les acheteurs publics (jugement).
Ce que ça ajoute
Ajoute une manière d'assurer l'emploi manufacturier : un débouché intérieur qui ne dépend pas de la frontière. Gain modeste en volume, mais immédiat.
Accélérer les ventes hors des États-Unis en s'appuyant sur le nouveau fonds fédéral de diversification et sur l'élan déjà mesuré.
Échéance
Ottawa vise la signature d'accords avec le Mercosur, l'ASEAN et l'Inde d'ici la fin de 2026 ; les modalités du fonds restent à préciser.
Pour qui
D'abord les producteurs de métaux et de minerais ; ensuite les PME transformatrices, qui ont besoin d'accompagnement pour y arriver.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Annonce fédérale du 25 août 2026 (fonds de diversification de 2 G$ pour les entreprises touchées) et hausse de 15,0 % des exportations québécoises hors États-Unis sur les sept premiers mois de 2026.
Possible
Oui. Les alumineries ont déjà réorienté une partie de leurs ventes vers l'Europe.
Faisable
Lent et coûteux, selon Desjardins. Les produits transformés, conçus pour des chaînes nord-américaines, trouvent difficilement d'autres acheteurs.
Acceptable
Oui. La diversification est défendue par Ottawa comme par Québec.
Ce que ça ajoute
Ajoute des marchés de rechange outre-mer pour l'emploi manufacturier. Gain fort pour l'aluminium et le fer, faible à court terme pour les produits transformés.
Diriger les PME touchées vers les marchés des autres provinces avec l'aide du nouveau groupe tactique.
Échéance
Aucune échéance annoncée ; la suite dépend du gouvernement élu le 5 octobre 2026.
Pour qui
PME manufacturières ; les services de développement économique des municipalités et des MRC peuvent y diriger leurs entreprises.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Création, annoncée le 7 septembre 2026, d'un groupe tactique piloté par Investissement Québec International pour aider les PME à percer les marchés des autres provinces.
Possible
Oui. Le groupe est annoncé et les entreprises peuvent y faire appel.
Faisable
En partie. L'Ontario reçoit 58,9 % des exportations interprovinciales du Québec (2022) et subit le même choc : ce débouché est exposé au même risque.
Acceptable
Oui.
Ce que ça ajoute
Ajoute un marché de rechange proche et sans droits de douane. Gain limité, car ce marché est lui-même touché par la guerre commerciale.
Obtenir du prochain gouvernement un plan de soutien propre aux régions et aux municipalités les plus exposées, pendant que le sujet est au centre de la campagne.
Échéance
Les 100 premiers jours du nouveau gouvernement, soit jusqu'à la mi-janvier 2027 ; l'attention politique retombe ensuite (jugement).
Pour qui
Municipalités et MRC des régions très vulnérables (Saguenay–Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Laurentides) et leurs associations.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Campagne électorale en cours (scrutin du 5 octobre 2026) et demande de la Fédération québécoise des municipalités, le 27 août 2026, que les partis précisent leurs engagements face aux tarifs. Réalisé depuis : élection du 5 octobre 2026 d'un gouvernement minoritaire du Parti québécois, qui a promis un changement d'approche dans le conflit commercial et un soutien aux PME, et qui dit vouloir collaborer à la pièce avec les oppositions.
Possible
Oui. Un nouveau mandat commence et les partis sont appelés à s'engager publiquement.
Faisable
Limité par les finances (déficit prévu de 7,7 G$, provision de 2,0 G$ en 2026-2027) et par le statut minoritaire du gouvernement, qui devra négocier ses mesures avec les oppositions (jugement).
Acceptable
Oui. La demande vient du milieu municipal et vise des régions clairement identifiées.
Ce que ça ajoute
Gain indirect : des plans régionaux préparés d'avance (reconversion, maintien des compétences, relève des revenus) organisent les voies de rechange avant la prochaine escalade.
L'usine arrêtée de Témiscaming est reprise par une coalition locale (cadres, travailleurs syndiqués, Premières Nations), ce qui garde l'outil de production dans la communauté.
Échéance
Quelques mois : plus l'arrêt dure, plus les travailleurs qualifiés partent et plus la remise en marche coûte cher (jugement).
Pour qui
Les 400 travailleurs touchés, la Ville de Témiscaming, les Premières Nations de la région ; le gouvernement du Québec et Ottawa comme bailleurs possibles.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Arrêt de l'usine par Rayonier le 6 octobre 2026, puis annonce du 9 octobre par Unifor d'une coalition locale qui cherche à l'acquérir.
Possible
Oui : la coalition existe et le syndicat l'appuie publiquement.
Faisable
Incertain : aucune offre formelle n'est confirmée, le financement n'est pas connu et le marché américain du carton reste frappé par les tarifs (jugement).
Acceptable
Vraisemblablement oui dans une ville qui dépend de cette usine ; l'accord du propriétaire n'est pas acquis (jugement).
Ce que ça ajoute
Une deuxième manière de garder l'activité : la propriété locale, à côté du propriétaire américain.
Page « Tarifs douaniers américains et mesures tarifaires canadiennes en vigueur » du gouvernement du Québec (date de mise à jour et contenu)
Hebdomadaire
Tout nouveau produit ou secteur taxé, toute nouvelle interdiction d'importation, ou l'officialisation du 50 % sur les automobiles au 1er janvier 2027
à convenir
Exportations du Québec vers les États-Unis et vers les autres pays
Communiqué mensuel de l'Institut de la statistique du Québec sur les exportations internationales de marchandises (variation cumulative vers les États-Unis et hors États-Unis)
Mensuelle
Recul cumulatif de plus de 10 % vers les États-Unis, ou arrêt de la croissance des ventes hors États-Unis (seuil proposé)
à convenir
Emploi manufacturier au Québec
Enquête sur la population active de Statistique Canada, emploi dans la fabrication au Québec ; note mensuelle de l'emploi de l'Institut du Québec
Mensuelle
Perte de plus de 20 000 emplois manufacturiers sur un an, ou fermeture annoncée d'une usine dans une région très vulnérable (seuil proposé)
à convenir
Suite de l'ACEUM
Communiqués du représentant américain au Commerce (USTR) et d'Affaires mondiales Canada ; état des négociations États-Unis–Mexique et États-Unis–Canada
Hebdomadaire
Annonce d'une entente bilatérale États-Unis–Mexique, reprise officielle des négociations Canada–États-Unis, ou dépôt de propositions américaines d'ici la fin de 2026 ; examen annuel du 1er juillet 2027
à convenir
Droits sur le bois d'œuvre
Page « Mises à jour portant sur le bois d'œuvre résineux » d'Affaires mondiales Canada : résultats définitifs du 7e examen administratif (taux « toutes les autres entreprises »)
Mensuelle, et à chaque publication
Taux combiné définitif différent de 35,16 % (attendu au plus tard en octobre 2026)
à convenir
Finances publiques du Québec
Mise à jour économique et financière d'automne et rapports mensuels du ministère des Finances : solde budgétaire 2026-2027 et utilisation de la provision pour éventualités
Trimestrielle
Déficit 2026-2027 révisé au-delà de 7,7 G$, ou provision de 2,0 G$ entamée à cause du conflit commercial
Le ministère des Finances désigne le conflit commercial comme le principal risque pour ses prévisions et chiffre à 11,9 G$ sur cinq ans l'effet d'une escalade sur le solde budgétaire.
Les surtaxes canadiennes de 15 % à 50 % et les règles d'achat local changent d'un coup le prix et la disponibilité des intrants achetés aux États-Unis.
La surtaxe de 50 % sur l'acier et l'aluminium américains et l'exigence de contenu local renchérissent les chantiers publics, alors que la marge budgétaire se resserre (jugement).
Les contre-tarifs canadiens touchent des aliments (produits laitiers, sucre, farine à 50 %) et l'article 338 vise des produits alimentaires canadiens comme les fromages et le sirop d'érable.
Les travailleurs mis à pied dans la forêt et les usines changent de secteur, ce qui réduit le bassin disponible au moment de la reprise dans des régions déjà vieillissantes (jugement).
Ces liens ne comptent pas tant qu’ils ne sont pas cotés dans la matrice.
Jugements
D’ici 2 ans
Quasi certain
D’ici 10 ans
Probable
Connaissances
Moyenne
Justification
Sur 0–2 ans, le risque est déjà réalisé et s'aggrave (trois escalades américaines entre le 22 août et le 29 septembre 2026). Sur 2–10 ans, la persistance est jugée probable : l'accord n'est pas renouvelé et prend fin en 2036 sans entente, mais une négociation peut encore aboutir. Les faits sur le régime tarifaire sont bien établis par des sources officielles ; la mesure des effets au Québec s'arrête à juillet 2026 et les effets régionaux reposent sur des estimations.
Limites de cette fiche
Aucune donnée publiée ne mesure encore l'effet des tarifs du 22 août ni des interdictions du 29 septembre 2026 : les exportations (ISQ) s'arrêtent à juillet 2026 et l'emploi manufacturier (Institut du Québec) à la moyenne de mai à juillet.
Les taux tarifaires effectifs viennent de méthodes différentes et ne se comparent pas directement : 7,7 % au Québec en avril 2026 (ministère des Finances), 9 % en mai 2026 (Desjardins, cité par Radio-Canada). Un taux de 14,4 % au Québec contre 7,3 % au Canada, attribué à KPMG, apparaît dans un résultat de recherche (chronique de La Presse du 18 septembre 2026) ; l'article n'a pas pu être ouvert et ce chiffre n'est pas retenu.
L'annonce du 50 % sur les automobiles (24 août) et la menace contre Bombardier (7 septembre) sont des messages publiés sur un réseau social ; aucun texte officiel n'a été trouvé.
Le résultat de la ronde États-Unis–Mexique des 28 et 29 septembre 2026 et l'état des discussions Canada–États-Unis après le 29 septembre n'ont pas pu être vérifiés.
Le détail du décret municipal du 8 septembre 2026 et la date de fin du règlement (5 mars 2027) viennent d'un résumé de recherche ; la page officielle n'a livré que le titre et la note de mise à jour, et les textes de LégisQuébec et de CanLII ont refusé l'accès.
La publication des résultats définitifs du 7e examen sur le bois d'œuvre n'a pas pu être confirmée : la dernière mise à jour de la page d'Affaires mondiales Canada date du 30 juin 2026.
Plusieurs sources ont refusé l'accès (Le Devoir, La Presse, Les Affaires, CBC, CNBC, certains cabinets d'avocats). Les sources marquées Acadie Nouvelle, CBS News et Inside U.S. Trade n'ont été lues que dans les résultats de recherche. L'année de certains articles de Radio-Canada est déduite de leur contenu.
La valeur des produits visés par l'article 338 varie selon les sources (environ 20 G$ US, soit 27,6 G$ CA ; une source parle de près de 30 G$).
Reposent sur mon jugement : le stade « panique », les seuils marqués « proposés », la force des interactions, les probabilités, l'importance, les régions nommées pour chaque adjacent et l'appréciation de l'acceptabilité.
Le critère « négligé » du registre (déni, enlisement ou diagnostic) n'est pas rempli à la lettre : la réponse au choc immédiat est active. Ce qui reste négligé est la dépendance de fond au marché américain et la préparation des régions ; l'analyste doit trancher entre « panique » et une autre lecture (« action » pour le choc, « enlisement » pour la dépendance).
L'arrêt de l'usine de Témiscaming vient d'un média spécialisé (cote C) et n'a pas été recoupé par un média généraliste dans la collecte de la semaine ; le nombre d'emplois touchés n'est pas connu.
Le résultat de l'élection du 5 octobre 2026 n'est retenu que dans ses grandes lignes (gouvernement minoritaire du Parti québécois, collaboration à la pièce) ; la composition du conseil des ministres et le nom de la personne responsable du commerce ne sont pas encore connus.
Évolution d'un stress chronique, sans choc nouveau. L'emploi recule pour un deuxième mois de suite au Canada (68 000 emplois perdus en septembre, chômage à 6,5 %) et le Québec affiche le pire bilan provincial (49 000 emplois perdus, dont 43 000 à temps plein ; environ 130 000 depuis janvier). Le Globe and Mail range les tarifs américains parmi les vents contraires ; l'extrait du Devoir ne ventile pas les pertes par secteur, donc le lien avec les tarifs reste un jugement. Événements : le représentant américain au commerce dit maintenir sa position et ne pas viser des tarifs nuls (source de faible fiabilité, à confirmer) ; la retraite du cabinet fédéral se termine sans reprise des négociations ; le chef conservateur va à Detroit le 13 octobre plaider pour le libre-échange. Réponse : les programmes d'aide de Québec semblent peu demandés. Ouverture : à Témiscaming, cadres, syndiqués et Premières Nations cherchent à racheter l'usine arrêtée la semaine dernière. Aux États-Unis, des usines ferment aussi à cause des tarifs et des électeurs républicains s'en détournent avant les élections de mi-mandat.
Ouverture (nouvelle). La reprise de l'usine de Témiscaming par une coalition locale devient atteignable depuis l'annonce du 9 octobre ; aucune offre formelle n'est confirmée et le marché américain du carton reste frappé par les tarifs. Elle se referme à mesure que l'arrêt dure.
Menace inchangée, plus proche. La fenêtre de trois à quatre semaines évoquée par le président américain après le 29 septembre se referme à la fin d'octobre, et Washington dit ne rien concéder.
Choc : l'arrêt de l'usine de carton de Témiscaming, attribué par l'entreprise aux tarifs américains, tombe sur une région mono-industrielle déjà fragilisée par la barrière d'environ 45 % sur le bois d'œuvre et par les pertes d'emplois manufacturiers (stress chroniques de la fiche). Évolution des stress : Supremex estime l'effet net des tarifs à 10 à 12 M$ par année et le Conseil canadien des affaires dit que l'incertitude freine l'investissement. Événements : le PQ a promis un changement d'approche dans le conflit commercial ; un candidat républicain du Michigan prend ses distances de la guerre tarifaire. Ouverture : Duchesne, à Yamachiche, a stabilisé sa situation après avoir frôlé la liquidation.
Ouverture (habilitée cette semaine). L'élection du 5 octobre rend réelle la fenêtre du nouveau mandat : le PQ a promis un changement d'approche dans le conflit commercial et un soutien aux PME. Les 100 premiers jours, jusqu'à la mi-janvier 2027, sont le moment pour les régions exposées de présenter leurs demandes. Contrainte nouvelle : un gouvernement minoritaire devra négocier ses mesures.
Menace. La fenêtre de trois à quatre semaines évoquée par le président américain après le 29 septembre se referme à la fin d'octobre : une nouvelle extension des interdictions ou des tarifs de 50 % reste à un pas.
Les interdictions d'importation américaines sont en vigueur depuis le 29 septembre ; elles s'ajoutent aux tarifs de 50 % appliqués depuis le 22 août. Un conseiller du président menace le Canada de nouvelles représailles, et Ottawa dit qu'il ne s'excusera pas. Un baromètre privé estime que plus de 1 000 emplois sont à risque dans la fabrication du papier au Québec. Des reportages montrent aussi des PME et des régions qui s'adaptent.
Menace. L'entrée en vigueur des interdictions du 29 septembre rend atteignable leur extension à d'autres produits québécois. Le président américain dit attendre un recul du Canada d'ici trois à quatre semaines.
Ouverture. Le scrutin du 5 octobre ouvre une courte fenêtre pour obtenir du nouveau gouvernement un plan de soutien aux régions et aux municipalités les plus exposées.
Signaux de la collecte
Les signaux que vous avez rejetés n’apparaissent pas ; ceux que vous avez corrigés figurent sous le rhinocéros que vous avez indiqué.
Le chef conservateur Pierre Poilievre se rend à Detroit le mardi 13 octobre pour demander le retrait des droits de douane américains et défendre le libre-échange.
Aux États-Unis, des usines ferment ou licencient à cause des tarifs, et des électeurs républicains de longue date se retournent à l'approche des élections de mi-mandat ; exemple d'un horloger du Michigan qui a mis à pied près de 200 personnes.
La nouvelle ambassadrice de France au Canada juge que le projet d'alliance entre le Canada et l'Union européenne doit être défini rapidement, alors qu'Ottawa cherche à diversifier ses partenariats.
De petites entreprises exportatrices canadiennes disent se sentir laissées seules face à la guerre commerciale ; exemple d'un fabricant torontois qui vend dans 36 pays.
Le Canada a perdu 68 000 emplois en septembre après 42 000 en août, et le taux de chômage monte à 6,5 %. Le quotidien cite les tarifs américains parmi les vents contraires et rappelle que les négociations sont suspendues depuis août.
La retraite du cabinet fédéral s'est conclue à Banff sans reprise des négociations avec Washington ; les ministres insistent sur la diversification des partenaires et sur le commerce entre provinces.
Une coalition de cadres locaux, de travailleurs syndiqués et de Premières Nations cherche à racheter l'usine de pâte et de carton de Témiscaming, arrêtée par Rayonier ; 400 travailleurs sont touchés, dont 300 syndiqués. La démarche en est à ses débuts.
Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, dit que Washington maintient sa position face au Canada, sans entente ni concession tarifaire, et qu'il n'est pas enclin à ramener les tarifs à zéro. Propos rapportés par un site peu connu qui cite Reuters et CNBC : à confirmer.
Le Conseil canadien des affaires juge que l'incertitude sur les relations commerciales canado-américaines freine l'investissement des deux côtés de la frontière et réclame une reprise des négociations.
Le fabricant de quincaillerie Duchesne, de Yamachiche, sauvé de la liquidation il y a quelques mois, semble avoir stabilisé sa situation malgré la guerre tarifaire.
Un candidat républicain au Sénat du Michigan, Mike Rogers, affirme dans une publicité que le Canada n'est pas l'ennemi des États-Unis et appelle à mettre fin à la guerre tarifaire.
La Presse passe en revue cinq promesses économiques du Parti québécois, dont un changement d'approche dans le conflit commercial avec les États-Unis et un soutien aux PME.
Rayonier Advanced Materials a arrêté la production de son usine de carton de Témiscaming, comme annoncé en août ; l'entreprise attribue la fermeture aux tarifs américains.
Supremex, fabricant montréalais d'emballages de papier, annonce une restructuration et estime l'effet net des tarifs à 10 à 12 millions de dollars par année, après les mesures d'atténuation.
Chronique : le nouveau gouvernement devra composer avec la guerre commerciale, des finances publiques serrées, le coût de la vie et sa volonté de resserrer l'immigration.
Les interdictions américaines d'importation (alcools, lactosérum, motocyclettes) sont en vigueur ; elles couvriraient environ 967 M$ US d'importations canadiennes selon les chiffres de 2025.
Selon le baromètre Prospera de BCF et Quadrat Conseils, le Québec pourrait perdre plus de 1 000 emplois dans la fabrication du papier à cause des tarifs.
Radio-Canada examine les effets attendus de l'interdiction d'importer certains produits canadiens.
Journal de la fiche
2026-10-01 Création de la fiche (brouillon v0.1) à partir de sources consultées le 1er octobre 2026.
2026-10-02 Nomenclature des 100 villes résilientes : chaque événement récent est marqué « choc » ou « événement », et une lecture croisée des chocs et des stress chroniques est proposée. Aucun fait nouveau.
2026-10-08 Semaine 2026-S41 : ajout de quatre chocs et événements (élection du 5 octobre, arrêt de l'usine de Témiscaming, prise de distance d'un candidat républicain du Michigan, avertissement du Conseil canadien des affaires). L'ouverture « fenêtre du nouveau mandat » est désormais habilitée par l'élection ; son échéance est fixée aux 100 premiers jours. Version 0.3.
2026-10-12 Semaine 2026-S42 : ajout de quatre événements (Washington dit maintenir sa position ; 49 000 emplois perdus au Québec en septembre, sans attribution établie aux tarifs ; coalition locale pour racheter l'usine de Témiscaming ; aide de Québec peu demandée). Nouvelle ouverture : reprise locale de l'usine de Témiscaming. Aucun adjacent réalisé ni fermé ; la fenêtre de trois à quatre semaines évoquée après le 29 septembre arrive à échéance à la fin d'octobre.
No 1 : Protectionnisme américain et révision de l'ACEUM — CASSANDRE