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CASSANDREBulletin Rhinocéros gris

Troupeau / Climat / No 05

Retrait de l'assurabilité

L'assurance habitation, et derrière elle la réassurance mondiale, renchérit, se restreint ou se retire là où les aléas climatiques frappent le plus souvent (inondation, refoulement d'égout, orages violents). Le coût des sinistres glisse alors vers les ménages, les municipalités et l'État, sans mécanisme prévu pour l'absorber.

Fiche en brouillon · v0.4 · 12 octobre 2026Récurrent

Appuyé par : GAR 2025 · Munich Re

4importance sur 5 Proposé
Enlisement · proposé
16priorité sur 25

Brouillon rédigé par Claude à partir de sources publiques. Chaque fait renvoie à sa source ; les jugements et le stade de réponse sont des propositions à valider.

Ce que ça veut dire

Pour la province
L'assurance habitation reste accessible et relativement abordable au Québec, mais l'écart se creuse entre le coût des sinistres et les primes, et les dommages les plus fréquents (pluie, refoulement) tombent hors de l'aide publique. Trois décisions attendent le prochain gouvernement : publier les cartes, dire qui paie pour les inondations causées par la pluie, et attendre ou non Ottawa pour les habitations à haut risque. Faute de décision, le report vers les ménages et les villes se fera sinistre par sinistre.
Pour une municipalité
À vérifier : combien d'immeubles et quelle part de la richesse foncière se trouvent en zone inondable ou en cuvette ; les conditions de vos propres contrats (biens, responsabilité civile, refoulements) et l'évolution des primes et franchises depuis trois ans ; l'historique des réclamations de citoyens pour refoulement. À préparer : un registre des secteurs inondés à répétition, un message aux propriétaires sur le volet Adaptation de Rénoclimat, les preuves d'entretien des réseaux en cas de réclamation, et une position du conseil sur la publication des cartes.

Fiabilité des sources : A source primaire officielle · B média reconnu ou institution · C source secondaire · D non vérifiable

Stress chroniques

Les tendances de fond qui fragilisent le Québec au quotidien ou de façon cyclique, et qui aggravent l’effet d’un choc.

Chocs et événements récents

Un choc est un événement soudain qui frappe ou menace. Les autres événements datés (décisions, annonces) sont notés à part.

Quand les chocs rencontrent les stress

Les chocs de l'été 2026 (pluies du 20 juin sur le Grand Montréal, orages du 30 juin au 3 juillet) arrivent sur une pente de fond : les pertes assurées au Canada ont presque triplé d'une décennie à l'autre et le coût moyen des sinistres en habitation au Québec a augmenté de 77 % en cinq ans. Chaque choc se traduit donc plus vite qu'avant en primes plus élevées, en franchises relevées ou en protections retirées. L'élargissement des zones inondables agit comme un multiplicateur : un sinistre dans une zone nouvellement cartographiée touche à la fois l'assurance, le prêt hypothécaire et la valeur foncière. Tant que les cartes ne sont pas publiées, on ne sait pas où cet effet sera le plus fort. Semaine du 12 octobre : aucun choc nouveau. Deux événements vont dans le sens d'un partage du risque : le surintendant fédéral se dit ouvert à un mécanisme pour les catastrophes majeures, et un assureur irlandais élargit son offre après une mise à jour des cartes. Lecture proposée

Canaux de transmission vers le Québec

CanalMécanismeIntensité
FinanceLes assureurs d'ici achètent leur propre protection sur le marché mondial de la réassurance : quand les pertes mondiales et canadiennes montent, ce coût monte et se retrouve dans les primes, les franchises et les exclusions au Québec. L'inverse joue mal : les prix de la réassurance baissent en 2026, mais les primes d'assurance habitation continuaient de monter au 1er trimestre (+4 % sur un an au Québec, +8,6 % au Canada).Forte
BiophysiqueDes pluies courtes et intenses débordent les égouts et inondent les sous-sols, loin de tout cours d'eau. Les dommages liés à l'eau sont la première cause de réclamation en assurance habitation, et ce type de sinistre n'est pas couvert par l'aide publique québécoise.Forte
Infrastructures et numériqueDes réseaux d'égout et de drainage conçus pour un autre climat transforment la pluie en refoulements, donc en réclamations. Les sinistrés se tournent ensuite vers la municipalité : deux demandes d'action collective visent Dollard-des-Ormeaux et Pierrefonds-Roxboro depuis juillet 2026.Moyenne
InformationLa carte de risque fixe le prix : une fois une adresse classée à risque, l'assureur ajuste ou retire la protection, le prêteur resserre le crédit et la valeur de revente baisse. Desjardins ne prête plus pour l'achat en zone inondable de grand courant depuis février 2024 ; tant que les cartes officielles ne sont pas publiées, chacun décide avec ses propres données.Moyenne

Fonctions exposées

Plus une fonction dispose de manières distinctes d’être assurée, moins elle est exposée.

Stade de réponse

Proposé : enlisement. Le problème est reconnu et des gestes sont posés : nouveau cadre des zones inondables en vigueur depuis le 1er mars 2026, volet Adaptation de Rénoclimat (425 M$ sur cinq ans) à compter du 1er octobre 2026. Mais les décisions qui fixent qui paie sont reportées : programme fédéral d'assurance inondation promis depuis 2019 et sans calendrier (avril 2026), cartes du Grand Montréal reportées sans date (juillet 2026), aide publique toujours fermée aux pluies diluviennes (juin 2026), 12 MRC qui refusent de produire les cartes.

Ce qui freine la réponse

Freins psychologiques
Les propriétaires craignent davantage la perte de valeur de leur maison que le prochain sinistre, ce qui rend la carte plus menaçante que l'eau. Une année 2025 calme et la détente de la réassurance en 2026 nourrissent l'idée que le problème se règle de lui-même (jugement).
Freins organisationnels
Les responsabilités sont éclatées : Ottawa pour le programme d'assurance, Québec pour le cadre, l'aide et l'approbation des cartes, les MRC pour leur production (sans moyens ni protection juridique, disent-elles), les assureurs pour les prix. Personne ne suit l'accès à l'assurance par territoire.
Freins politiques
Publier des cartes qui touchent la valeur des propriétés à quelques semaines de l'élection du 5 octobre 2026 est jugé « sensible » par le cabinet de la ministre. Ottawa repousse son programme, et Québec tire lui-même des revenus des primes : la taxe passera de 9 % à 9,975 % le 1er janvier 2027.

Définitions concurrentes du problème

Assureurs (Bureau d'assurance du Canada)
Un problème de risque physique et d'aménagement : cesser de construire en zone à haut risque, investir dans les infrastructures d'eau, garder une tarification fondée sur le risque et créer un programme public-privé pour les habitations que le marché n'assure pas.
Gouvernement du Québec
Un problème de prévention et de responsabilité individuelle : l'aide publique est un dernier recours réservé à ce qui n'est pas assurable, les cartes ne font que révéler un risque déjà présent, et l'État subventionne l'adaptation des maisons.
Municipalités (CMM, MRC) et sinistrés
Un problème de moyens et d'équité : Québec transfère la cartographie et l'adaptation sans financement suffisant, les villes sont poursuivies pour des pluies que leurs réseaux n'ont pas été conçus pour absorber, et des sinistrés qui paient primes et taxes se retrouvent sans indemnité ni aide.
AProgramme Rénoclimat - Québec agit pour aider la population à protéger les habitations contre les aléas climatiques — Gouvernement du Québec, 2026-06-08BProgramme national d'assurance contre les inondations : Ottawa repousse l'échéance — Portail de l'assurance, 2026-04-28BPas de calendrier pour le programme fédéral d'assurance contre les inondations — La Presse (La Presse canadienne), 2026-04-22BQuébec retarde la publication des nouvelles cartes des zones à risque d'inondation — Radio-Canada, 2026-07-30BDes MRC refusent de créer les cartes de zones inondables sans nouvelle entente avec Québec — Radio-Canada, 2026-03-02BInondations : aucune aide financière pour les dommages attribuables aux pluies diluviennes — La Presse, 2026-06-24BQuébec adopte le nouveau cadre réglementaire sur les zones inondables — Radio-Canada, 2025-06-12AMémoire prébudgétaire pour le Québec (février 2026) — Bureau d'assurance du Canada – Québec, 2026-02BLa hausse de la taxe sur les primes d'assurance entrera en vigueur en 2027 — Portail de l'assurance, 2025-03-28AC'est parti : les élections provinciales auront lieu le 5 octobre 2026 — Élections Québec, 2026-08-27BQuebec has a flooding problem: What insurers and political parties are saying pre-election — Canadian Underwriter, 2026-08-25BVotre hypothèque - et possiblement votre assurance - pourraient être affectées par la nouvelle cartographie des zones inondables. Voyez comment — La Conversation, 2025-04-10BInondations dans l'ouest de l'île : des demandes de recours collectifs déposées — Noovo Info, 2026-07-04

Possible adjacent

Ce qui est atteignable en un pas depuis la situation actuelle, du côté des menaces comme du côté des ouvertures.

Menace à un pasActif

Au prochain renouvellement, des assureurs plafonnent, renchérissent ou retirent la protection contre le refoulement d'égout dans les secteurs du Grand Montréal inondés en 2024 puis en 2026.

Échéance
Renouvellements de contrats d'ici l'été 2027.
Pour qui
Se ferme pour les propriétaires des secteurs inondés à répétition ; la pression se reporte sur les villes concernées.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Pluies des 20 et 21 juin 2026 (409 M$ de dommages assurés), deux ans après Debby (plus de 85 000 réclamations au Québec).
Possible
Oui : l'assureur fixe l'étendue, la franchise et le prix des protections contre l'eau, et peut les refuser après quelques réclamations.
Faisable
Oui : la décision se prend contrat par contrat, au renouvellement annuel, sans intervention publique.
Acceptable
Pour les assureurs, c'est la tarification selon le risque. Pour les sinistrés et les élus locaux, c'est perdre la seule protection qui existe contre les pluies diluviennes.
BOrages de juin : déjà plus d'un milliard de dollars en dommages assurés au Canada — Portail de l'assurance, 2026-07-17AMémoire prébudgétaire pour le Québec (février 2026) — Bureau d'assurance du Canada – Québec, 2026-02BInondations : aucune aide financière pour les dommages attribuables aux pluies diluviennes — La Presse, 2026-06-24BVotre hypothèque - et possiblement votre assurance - pourraient être affectées par la nouvelle cartographie des zones inondables. Voyez comment — La Conversation, 2025-04-10
Menace à un pasActif

Un deuxième grand prêteur cesse ou resserre le prêt hypothécaire pour l'achat dans les zones à risque élevé ou très élevé.

Échéance
À partir de la publication des cartes, non datée ; possible dès 2027.
Pour qui
Se ferme pour les vendeurs et les acheteurs en zone à risque, et pour les municipalités riveraines dont la richesse foncière y est concentrée.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Desjardins a cessé en février 2024 de prêter pour l'achat en zone inondable de grand courant ; le nouveau cadre des zones inondables est en vigueur depuis le 1er mars 2026.
Possible
Oui : un prêteur l'a déjà fait, et les prêteurs exigent une preuve d'assurance contre les risques liés à l'eau.
Faisable
Oui dès que des cartes officielles donnent une classe de risque par adresse ; d'ici là, chaque prêteur s'appuie sur ses propres données.
Acceptable
Défendable pour un prêteur qui protège sa garantie ; très mal reçu par les propriétaires et les maires, qui craignent des maisons invendables.
BDesjardins n'offre plus de prêts hypothécaires dans certaines zones inondables — Noovo Info, 2024-02-24BDes MRC refusent de créer les cartes de zones inondables sans nouvelle entente avec Québec — Radio-Canada, 2026-03-02BMétéo extrême : le nouveau critère qui bloque les hypothèques — Les Affaires
Menace à un pasActif

Un tribunal autorise une action collective contre une ville pour des inondations causées par la pluie, ce qui expose son budget et son assurance responsabilité.

Échéance
Décision d'autorisation à une date inconnue, vraisemblablement en 2027.
Pour qui
Menace pour les villes aux réseaux anciens ou situées en cuvette ; recours possible pour les sinistrés non indemnisés.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Deux demandes d'action collective déposées au début de juillet 2026 contre Dollard-des-Ormeaux et l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, après les crues soudaines du 20 juin.
Possible
Oui : les demandes sont déposées et reprochent aux villes de ne pas avoir pris les mesures nécessaires contre le risque d'inondation.
Faisable
Incertain : l'autorisation relève du tribunal et les délais sont longs.
Acceptable
Pour des sinistrés sans aide publique, c'est un des rares recours. Pour les villes, le coût retombe sur les contribuables et sur les primes.
BInondations dans l'ouest de l'île : des demandes de recours collectifs déposées — Noovo Info, 2026-07-04BInondations : aucune aide financière pour les dommages attribuables aux pluies diluviennes — La Presse, 2026-06-24
Menace à un pasActif

Le gouvernement issu de l'élection du 5 octobre laisse les cartes en suspens : le report devient durable et le nouveau cadre s'applique avec les anciennes cartes.

Échéance
Premiers mois du nouveau gouvernement, avant la crue du printemps 2027.
Pour qui
Se ferme pour les municipalités, qui ne peuvent pas planifier, et pour les acheteurs, qui restent sans information officielle.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Report sans date, le 30 juillet 2026, du premier lot de cartes de la CMM ; refus de 12 MRC, en mars 2026, de produire les leurs sans nouvelle entente.
Possible
Oui : aucune nouvelle date n'est annoncée et le ministère dit que le cadre s'appuiera temporairement sur l'ancienne cartographie.
Faisable
Oui : il suffit de ne rien décider.
Acceptable
Commode pour qui craint une baisse de valeur des propriétés ; contraire à l'attente de 83 % des répondants d'un sondage Léger, qui veulent une cartographie publique.
BQuébec retarde la publication des nouvelles cartes des zones à risque d'inondation — Radio-Canada, 2026-07-30BDes MRC refusent de créer les cartes de zones inondables sans nouvelle entente avec Québec — Radio-Canada, 2026-03-02BZones inondables : les nouvelles cartes réclamées par plus de 80 % des Québécois — La Presse, 2026-09-15
Ouverture à un pasActif

Une municipalité cible ses secteurs inondés à répétition et y fait connaître le volet Adaptation de Rénoclimat (clapets antiretour, pompes, barrières, diagnostic).

Échéance
Cinq ans, dans la limite de l'enveloppe de 425 M$.
Pour qui
S'ouvre pour les propriétaires, surtout en zone à risque reconnue, et pour les municipalités qui veulent réduire les réclamations.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Volet Adaptation de Rénoclimat en vigueur depuis le 1er octobre 2026 (425 M$ sur cinq ans ; 700 à 1 000 $ partout au Québec, jusqu'à 35 000 $ en zone à risque selon le communiqué de juin, jusqu'à 38 500 $ selon L'actualité en octobre).
Possible
Oui : le programme est en vigueur depuis le 1er octobre 2026 et l'aide de base vise tous les propriétaires.
Faisable
Oui pour la municipalité (information, accompagnement) ; les travaux complexes exigent un diagnostic et laissent au moins 25 % du coût au propriétaire.
Acceptable
Bien reçu par les assureurs ; ne rejoint pas directement les locataires.
Ce que ça ajoute
Ajoute une manière de limiter la perte à la source (protéger le bâtiment), là où il n'y avait que l'assurance et l'épargne. Pourrait aider à conserver une protection contre le refoulement (jugement).
AProgramme Rénoclimat - Québec agit pour aider la population à protéger les habitations contre les aléas climatiques — Gouvernement du Québec, 2026-06-08ABudget 2026-2027 : un pas important pour renforcer la résilience des habitations au Québec — Bureau d'assurance du Canada – Québec, 2026-03-19BInondations : jusqu'à 38 500 $ pour protéger votre maison | Dollars et cents | L'actualité — L'actualité, 2026-10-01
Ouverture à un pasActif

Le nouveau gouvernement publie le premier lot de cartes de la CMM dans les premiers mois de son mandat.

Échéance
Premiers mois du mandat, avant la crue du printemps 2027.
Pour qui
S'ouvre pour les municipalités, les acheteurs et les assureurs ; coût immédiat pour les propriétaires dont la maison entre en zone à risque.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Cartes prêtes selon la CMM, report du 30 juillet 2026, sondage Léger favorable à une cartographie publique (83 %) et engagement du chef libéral le 17 septembre, à la veille de l'élection du 5 octobre. Précédent relevé le 12 octobre 2026 : en Irlande, une cartographie mise à jour a conduit un assureur à couvrir 13 000 habitations de plus en zone à risque.
Possible
Oui : la CMM estime que les conditions sont réunies ; il manque l'approbation de Québec.
Faisable
Oui pour le Grand Montréal ; ailleurs, 12 MRC refusent de produire les cartes sans moyens supplémentaires.
Acceptable
Forte adhésion du public à la transparence ; opposition attendue des propriétaires nouvellement cartographiés.
Ce que ça ajoute
Gain indirect : ne crée pas une nouvelle manière de s'assurer, mais donne une base commune pour cibler l'aide, l'adaptation et un éventuel mécanisme pour les habitations à haut risque.
BQuébec retarde la publication des nouvelles cartes des zones à risque d'inondation — Radio-Canada, 2026-07-30ANouvelle cartographie des zones inondables : La CMM demande au gouvernement du Québec de maintenir la mise en vigueur le 1er août — Communauté métropolitaine de MontréalBZones inondables : les nouvelles cartes réclamées par plus de 80 % des Québécois — La Presse, 2026-09-15BÉlections au Québec : les faits saillants du jour 22 — Radio-Canada, 2026-09-17BDes MRC refusent de créer les cartes de zones inondables sans nouvelle entente avec Québec — Radio-Canada, 2026-03-02BAviva expands insurance to more homes in flood risk areas — RTÉ, 2026-10-12
Ouverture à un pasActif

Québec ouvre son aide financière aux sinistrés des pluies diluviennes et des refoulements d'égout, en la liant à l'adaptation du bâtiment.

Échéance
Budget 2027-2028 ou prochain sinistre majeur.
Pour qui
S'ouvre pour les sinistrés des milieux urbains (Montréal, Laval, Montérégie) ; pèse sur le budget du Québec.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Juin 2026 : la première ministre évoque l'aide aux inondés alors que le programme ne couvre pas les pluies diluviennes ; précédent de Debby (10 076 demandes, environ 7 % payées après quatre mois).
Possible
Oui : le programme relève d'une décision du gouvernement.
Faisable
Coûteux : Debby seule a généré plus de 10 000 demandes. Un élargissement évoqué en 2024 n'a pas changé les règles : la répétition signale un risque d'enlisement.
Acceptable
Attendu par les sinistrés et les villes ; le BAC met en garde contre les interventions qui affaibliraient le marché privé.
Ce que ça ajoute
Ajouterait une deuxième manière de se relever d'une inondation par la pluie, aujourd'hui couverte par la seule assurance privée.
BInondations : aucune aide financière pour les dommages attribuables aux pluies diluviennes — La Presse, 2026-06-24BQuébec a payé moins de 10 % des demandes d'indemnisation reçues après la tempête Debby — Radio-Canada, 2024-12-16BDebby : Québec n'élargira pas son programme d'indemnités — Radio-CanadaAMémoire prébudgétaire pour le Québec (février 2026) — Bureau d'assurance du Canada – Québec, 2026-02
Ouverture à un pasActif

Québec engage avec les assureurs, sans attendre Ottawa, un mécanisme de partage du risque pour les habitations à haut risque que le marché n'assure pas.

Échéance
Tant que la réassurance reste abondante ; un sinistre mondial majeur refermerait la fenêtre (jugement).
Pour qui
S'ouvre pour les propriétaires en zone à haut risque ; engage les finances du Québec.
Ce qui le rend possible, faisable et acceptable
Rendu possible par
Avril 2026 : la ministre fédérale ne s'engage sur aucun calendrier pour le programme national d'assurance inondation ; mars 2026 : le BAC redemande un programme public-privé ; mi-2026 : réassurance abondante et moins chère. Octobre 2026 : Ottawa envisage un régime fédéral de partage du risque pour les séismes, qui pourrait servir de modèle. Le 9 octobre 2026, le surintendant des institutions financières se dit prêt à entendre toute proposition de mécanisme de transfert du risque catastrophique.
Possible
Oui : les assureurs le demandent et le modèle fédéral (réassurance publique et subvention aux ménages à haut risque) est déjà décrit.
Faisable
Difficile : Ottawa juge la structure complexe à établir, et il faut des cartes publiées pour désigner les habitations visées.
Acceptable
Souhaité par les assureurs et par les propriétaires visés ; le partage du coût avec les contribuables reste à débattre.
Ce que ça ajoute
Créerait une manière qui n'existe pas aujourd'hui : une assurance accessible pour les habitations exclues du marché privé.
BProgramme national d'assurance contre les inondations : Ottawa repousse l'échéance — Portail de l'assurance, 2026-04-28ABudget 2026-2027 : un pas important pour renforcer la résilience des habitations au Québec — Bureau d'assurance du Canada – Québec, 2026-03-19BLe programme national d'assurance inondations est encore promis au budget — Portail de l'assurance, 2024-04-18BJuly 1, 2026 reinsurance renewals: Property — Guy Carpenter, 2026-07-01BUn régime d'assurance contre les séismes dans le prochain budget... — Le Devoir, 2026-10-08BLe risque catastrophique doit être mieux évalué, selon Peter Routledge — Portail de l'assurance, 2026-10-09

Points de surveillance

PointDonnée suivieCadenceSeuilRéponse convenue
Publication des cartes de zones inondablesPublication par le ministère de l'Environnement du premier lot de cartes de la CMM, et nombre de résidences classées par niveau de risque (page « Cartographies en vigueur » de Québec.ca).Hebdomadaire jusqu'à la publication, puis à chaque nouveau lot.Publication effective, ou absence de date annoncée au 31 décembre 2026.à convenir
Dommages assurés au QuébecEstimations CatIQ diffusées par le Bureau d'assurance du Canada pour chaque événement touchant le Québec, et bilan annuel de janvier.À chaque événement ; bilan en janvier.Un événement de plus de 500 M$ au Québec, ou un total annuel au-dessus de 1,4 G$ (moyenne des trois dernières années selon le BAC).à convenir
Prix de l'assurance habitation au QuébecVariation annuelle des primes d'assurance habitation au Québec selon l'indice de tarification Applied (trimestriel) et l'indice des prix à la consommation de Statistique Canada.Trimestrielle.Hausse annuelle au Québec de 8 % ou plus, ou supérieure à la moyenne canadienne.à convenir
Marché mondial de la réassuranceVariation des prix des couvertures catastrophe aux renouvellements du 1er janvier, du 1er juin et du 1er juillet (Guy Carpenter, Gallagher Re) ; pertes assurées mondiales semestrielles (Munich Re, Swiss Re).Trois fois par an pour les renouvellements ; semestrielle pour les pertes.Retour à des hausses de prix à un renouvellement, ou pertes assurées annuelles au-dessus de 150 G$ US.à convenir
Filets publics : programme fédéral et aide québécoiseAnnonce d'un calendrier pour le programme national d'assurance contre les inondations (Sécurité publique Canada, budget fédéral) ; modification du programme d'aide du Québec pour couvrir pluies et refoulements ; demandes reçues, payées et refusées après chaque sinistre.Mensuelle ; après chaque sinistre ; à chaque budget.Calendrier fédéral annoncé ou abandon ; élargissement de l'aide québécoise ; plus de la moitié des demandes refusées pour un même événement.à convenir
Coût de l'assurance des municipalitésPrimes souscrites, nombre d'assurés et surplus du Fonds d'assurance des municipalités du Québec (rapport d'activité de la FQM) ; primes et franchises de la municipalité suivie.Annuelle (rapport de septembre) ; à chaque renouvellement de contrat.Primes souscrites en hausse de plus de 10 % sur un an, ou déficit du Fonds.à convenir

Liens proposés avec d’autres rhinocéros

Ces liens ne comptent pas tant qu’ils ne sont pas cotés dans la matrice.

Jugements

D’ici 2 ans
Probable
D’ici 10 ans
Très probable
Connaissances
Moyenne
Justification
Faits : le resserrement est déjà observé (habitations à haut risque exclues de la protection inondation, prêt refusé par Desjardins en zone de grand courant, prix de l'assurance habitation en hausse de 30,8 % en cinq ans). Jugement : d'ici deux ans, la détente de la réassurance et une année 2025 calme ralentissent le mouvement sans l'inverser ; sur dix ans, la hausse de fond des pertes et la publication des cartes rendent un retrait plus large très probable. Importance 4 : effet direct sur le logement, l'aide publique et les finances municipales, sans relève prévue. Connaissances moyennes : bonnes données sur les pertes et les prix, presque rien de public sur les refus et les non-renouvellements par territoire.

Limites de cette fiche

Dans les bulletins

Signaux de la collecte

Les signaux que vous avez rejetés n’apparaissent pas ; ceux que vous avez corrigés figurent sous le rhinocéros que vous avez indiqué.

Journal de la fiche

No 5 : Retrait de l'assurabilité — CASSANDRE